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Baignades interdites : le passage de l'amende de 38 à 68 euros suffira-t-il à dissuader ?
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Avec les fortes chaleurs, certains peuvent être tentés de se baigner dans les zones interdites. Un acte d'imprudence peut désormais coûter cher : l'amende a quasiment doublé, passant de 38 à 68 euros. Mais la sanction suffira-t-elle à dissuader les baigneurs ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Avec les vagues de chaleur dans toute la France, beaucoup cherchent à se rafraîchir, quitte à braver les interdictions de baignade. "Ça ne me dérange pas que ce soit interdit. J'aime venir me baigner ici, c'est une rivière familiale où on peut partager et s'amuser", admettait une jeune femme mi-juillet. Une autre baigneuse, justifiait : "Il n'y a pas grand-chose en eau. […] Si tous les parents font pareil, qu'ils gardent leurs enfants à côté d'eux, je ne vois pas le risque."
Pour éviter les noyades à cause des courants, de la vase ou de la circulation fluviale, la police multiplie les rondes, d'abord pour sensibiliser, puis pour verbaliser. Mais pas de quoi empêcher les baignades sauvages. Désormais, l'amende passe de 38 à 68 euros. Une solution qui ne convainc pas totalement.
"Ça va dans le bon sens, mais ça ne sera jamais suffisant, parce que 68 euros, on le voit bien, ce n'est pas quelque chose qui est assez dissuasif. Il faut qu'on puisse aménager des zones de baignade autorisée, parce que de toute façon, je vous le dis clairement, il y aura de plus en plus de personnes qui iront dans ces endroits-là interdits et se mettant en danger", pointe Axel Ronde, porte-parole du syndicat CFTC-Police.
Depuis le début de l'été, 197 personnes ont perdu la vie par noyade. L'année dernière, près de la moitié des victimes étaient des enfants ou des adolescents.
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