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La baignade en zones interdites désormais passible d'une amende de 68 euros
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Jérôme Cathala
Alors que les fortes chaleurs sont de retour, la tentation de se baigner dans des zones interdites peut-être forte. L'amende s'élève désormais à 68 euros. Suffira-t-elle à dissuader les baigneurs ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Quand le thermomètre frôle les 30 degrés, la tentation de piquer une tête pour se rafraîchir peut être forte. Et ce, au mépris du danger et des interdictions. Jusqu'à présent, l'amende en cas de baignade interdite était de 38 euros. Depuis lundi 3 août, elle passe à 68 euros, presque le double.
Une somme pas suffisamment dissuasive pour des promeneurs rencontrés dans la matinée à Paris, près du canal Saint-Martin. "Des gens de 15, 16, 20 ans, je ne crois pas qu'en augmentant l'amende, ce soit ça qui va les arrêter", avance un homme. "C'est plus une question de mettre des maîtres-nageurs et des trucs comme ça, que d'interdire purement et simplement et mettre des amendes", abonde une passante. "Même si l'amende, ils la mettent à 1 000 euros, les gens vont se baigner. Dès qu'il y a la canicule, ils se baignent automatiquement", commente un troisième.
Les conséquences sont parfois tragiques. Dans une portion du canal interdite à la baignade, un homme est décédé fin juin. Depuis mi-mai, 274 personnes sont mortes par noyade en France, un chiffre en hausse de 14% par rapport à la même période en 2025.
Ce lundi à Narbonne (Aude), le drapeau est vert. Mais il a été rouge, signe d'interdiction de baignade, trois fois en juillet. Les baigneurs espèrent que l'augmentation de l'amende soulagera un peu le travail des maîtres-nageurs. "Je pense que c'est bien pour les sauveteurs, du coup ça leur évite des accidents et ça permet de se concentrer sur vraiment l'important, et de faire moins de victimes", estime une femme. "On a déjà vu des personnes se baigner alors que le drapeau était rouge", assure une autre.
La mesure intervient alors que 20 départements sont toujours en vigilance orange canicule. Par ailleurs, 80% des décès par noyade ont eu lieu pendant les jours d'extrême chaleur.
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