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Avis Internxt Cleaner (2026), un nettoyeur trop peu clair pour supprimer sans risque
Intégré à Internxt Drive, Internxt Cleaner promet de débarrasser l’ordinateur de ses fichiers inutiles en quelques clics. Un bonus a priori pratique, qui nous a pourtant réservé quelques surprises, et pas les meilleures.
Autour de son service de stockage chiffré, Internxt construit progressivement un écosystème européen tourné vers la confidentialité et la souveraineté numérique. Après le VPN et l’antivirus, l’éditeur espagnol a aussi glissé un nettoyeur dans les paramètres de Drive. Caches, journaux, fichiers temporaires : le module trouve vite de quoi faire le ménage. Il faut toutefois savoir précisément ce que l’on supprime, car ici, pas de retour en arrière possible. Testé sur Windows et macOS, Internxt Cleaner nous a surtout rappelé qu’un bouton « Nettoyer » ne suffit pas à faire un bon outil.
Comme Internxt Antivirus et Internxt VPN, Internxt Cleaner n’est pas un logiciel indépendant. Le module se trouve dans les paramètres du client Internxt Drive, aux côtés des options de synchronisation, de sauvegarde et de compte. Une fois le bon menu repéré, il suffit de lancer une analyse pour obtenir une estimation de l’espace susceptible d’être libéré.
Le nettoyeur répartit les éléments détectés dans plusieurs catégories. Sur Windows, on retrouve les caches d’applications, les fichiers journaux, le stockage web et le cache web, ainsi qu’une rubrique consacrée aux données propres au système. Toutes sont cochées par défaut.
Le comportement diffère sur macOS, où seuls les caches d’applications et du web sont présélectionnés, tandis que les journaux, la corbeille et le stockage web restent désactivés. Internxt n’explique pas cette différence de traitement entre les deux systèmes.
L’interface paraît simple au premier abord, mais se montre rapidement peu pratique dès que l’on cherche à contrôler le nettoyage, comme nous l’avons appris à nos dépens.
À l’issue du scan, Internxt Cleaner affiche le volume total récupérable, puis permet d’ouvrir chaque catégorie pour en consulter le contenu. Le niveau de détail reste toutefois très limité. Sur Windows comme sur macOS, les résultats prennent la forme d’une succession de noms de fichiers, d’extensions, de journaux et d’identifiants techniques qui ne parleront guère à la plupart des utilisateurs et utilisatrices.
Le nettoyeur n’indique par ailleurs ni le chemin complet des éléments, ni l’application à laquelle ils sont rattachés, ni leur rôle, ni la raison pour laquelle leur suppression serait recommandée. Les intitulés les plus longs sont tronqués dans une fenêtre impossible à agrandir, ce qui empêche non seulement de lire leur nom en entier, mais aussi d’identifier leur format, donc de comprendre de quel type de fichier il s’agit. Aucun indicateur ne permet non plus de distinguer un cache sans enjeu d’une donnée dont l’effacement pourrait entraîner une déconnexion, la perte d’un historique ou la réinitialisation d’un réglage.
La présentation visuelle générale n’est guère plus instructive. Un cadran coloré représente les catégories sélectionnées et évolue à mesure que l’on coche ou décoche les différentes rubriques. À défaut de légende, il faut toutefois deviner à quoi correspond chaque segment. La visualisation se contente finalement de répéter des volumes déjà indiqués dans la liste, sans aider à déterminer ce qui peut être supprimé sans risque.
Internxt Cleaner permet au moins de décocher chaque élément individuellement. Cette souplesse reste cependant difficile à exploiter, faute d’informations suffisantes. Par là même, l’organisation de l’interface complique encore la vérification. Une fois une catégorie ouverte, son contenu prend presque toute la place et le parcours pousse naturellement à lancer le nettoyage après avoir terminé sa sélection dans cette rubrique. Les autres catégories cochées sont pourtant toujours prises en compte, sans que rien ne le rappelle explicitement.