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Le service de défense contre l'incendie était en maintenance au moment du sinistre dans l'entrepôt Seveso en Moselle
L'entrepôt a été détruit par les flammes et 30 000 habitants ont dû rester confinés. La sécurité incendie du site industriel avait déjà été pointée du doigt lors d'une inspection en septembre. Elle devait de nouveau être contrôlée dans un mois.
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Trois jours après l'incendie du site Seveso seuil bas de Safe Suez à Gandrange (Moselle), qui a nécessité le confinement de 30 000 personnes, plusieurs failles ont été identifiées, rapporte mercredi 5 août ICI Lorraine. Selon les informations d'ICI, le service de défense contre l'incendie de l'entreprise était en maintenance depuis vendredi 31 juillet, soit deux jours avant le sinistre.
ICI Lorraine explique que les "sprinklers" de l'entreprise, ces systèmes d’extinction automatique capables de détecter la chaleur d’un départ de feu et de déclencher l’arrosage, n'étaient donc pas fonctionnels et n'ont pas pu éteindre les étincelles. À la place, des mesures compensatoires avaient été prévues. Une bâche remplie d'eau avait notamment été installée dans l'un des bâtiments, pour permettre d'éteindre des flammes. Mais ce dispositif de remplacement était installé juste à côté du bâtiment qui a pris feu, et n'a donc pas pu être utilisé.
La sécurité incendie du site industriel avait déjà été pointée du doigt par la Direction régionale de l'environnement (Dreal), lors d'une inspection effectuée en septembre 2025. Des "manques et incohérences" avaient été relevés, par exemple pour "le volume d'émulseurs disponibles", ces produits servant à fabriquer la mousse présente dans les extincteurs. Sur un site comme celui de la Safe, il en faudrait "au moins 21 mètres cube", selon la Dreal. C'est bien le volume déclaré par l'exploitant, mais sans document justificatif permettant d'assurer qu'il en reste assez.
La même problématique est pointée sur le nombre d'extincteurs sur le site. Pour une entreprise comme Safe Suez, il y en a près d'une centaine. Des petits extincteurs comme ceux présents dans tous les lieux qui accueillent du public, mais aussi des plus gros, prévus pour les incendies de grande ampleur. Deux d'entre eux, des extincteurs de 150 kilos sur roues, manquaient à l'appel lors de l'inspection de la Dreal, en septembre 2025. Pour ces manquements, la Dreal donnait trois mois à l'exploitant pour lui fournir les justificatifs nécessaires.
"Ces réponses ont été envoyées au mois de novembre", indique Jérôme Seguy, sous-préfet et secrétaire général de la préfecture de la Moselle. "L'exploitant nous a signifié un changement d'approche, qui ne nous a pas entièrement satisfait. La réponse de l'entreprise ne garantissait pas une protection maximale", ajoute-t-il. D'où une nouvelle inspection, qui était programmée dans un mois, en septembre 2026. Avec l'incendie survenu ce dimanche, la Dreal s'est finalement rendue sur site dès le lendemain, lundi après-midi, pour une inspection "post-accidentelle".
Mercredi, la préfecture de la Moselle a également publié un arrêté pour demander à Suez de réaliser des études d'impact environnemental air-terre-eau autour du site. Les résultats complets sont attendus dans quinze jours et devraient être rendus publics. L'entreprise a également obligation de ramasser les débris du bâtiment qui se sont envolés au moment de l'explosion. Deux enquêtes, administrative et judiciaire, sont ouvertes pour déterminer les circonstances exactes du sinistre. Sollicitée par ICI Lorraine, la direction de Suez n'a pas souhaité commenter les résultats de ces missions d'inspection.
Dimanche, un feu s'est déclaré dans un entrepôt classé Seveso seuil bas à Gandrange. L'entrepôt est situé sur un ancien site "de l’aciérie Arcelor, aujourd’hui occupé par Suez", précisait dimanche le maire de la commune de Gandrange, Quentin Bigot. Le bâtiment est désormais "détruit", avait ensuite indiqué la sous-préfète. Pour le moment, l’origine de cet incendie reste inconnue. L'alerte a été donnée "par le service incendie de l’e