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Test Google Fitbit Air : le bracelet qui voit tout sans rien montrer
Google ne manque pas d'air. Alors que le géant américain décline déjà ses montres connectées Pixel, le voilà qui lance un bracelet sous l'ex-marque Fitbit, désormais transformée en une gamme de produits à part entière. Le Fitbit Air joue la carte de l’épure, prenant la forme d'un boîtier poids plume dépourvu d'écran, tout en promettant un suivi quotidien précis agrémenté d’un coaching personnalisé dopé à l'IA.
La marque Fitbit en tant qu'entité autonome, c’est bel et bien fini. Cinq ans après l’acquisition de la marque étasunienne par le géant de Mountain View, elle se fond désormais dans le catalogue de Google. Le premier appareil à inaugurer cette stratégie crée d'ailleurs une nouvelle catégorie : il s’agit du Google Fitbit Air, un bracelet connecté sans écran qui vient directement chasser sur les terres du célèbre Whoop.
À la différence de ce dernier, le Fitbit Air fonctionne avec une application entièrement gratuite. Pour 99 €, il est possible d’en exploiter tout le potentiel au quotidien, même si une formule Premium permet de débloquer quelques options supplémentaires. L'application compagnon abandonne elle aussi son estampille Fitbit : pour piloter ce nouveau tracker, la firme déploie Google Health. Cette interface remplace l'app Fitbit qui gérait jusqu’alors les anciens modèles (comme le Charge 6), mais aussi les montres Pixel de Google.
Le tour du propriétaire a le mérite d’être rapide ! Le Fitbit Air prend la forme d’un boîtier oblong — il ressemble finalement à celui d’un Smart Band de Xiaomi, par exemple — dépourvu d’écran et placé dans un ingénieux bracelet. Ce boîtier mesure 34,9 x 17 mm pour une épaisseur de 8,3 mm. Il est compact en longueur et largeur, mais pas aussi fin qu’on pourrait le penser. Certaines montres connectées parviennent en effet, malgré leur attirail technique bien plus riche, à rester sous la barre du centimètre d’épaisseur.
Reste que ce mini-boîtier est discret au poignet par son format, mais aussi et surtout par son poids. Il ne pèse que 5,2 g — à comparer avec au moins 30 g pour les montres connectées les plus légères — et, lors de notre test, il nous est régulièrement arrivé de nous demander si nous n’avions pas oublié de le porter, tant il sait se faire oublier.
Le boîtier est intégré à un bracelet en nylon tressé incluant un logement en plastique pour l’accueillir. Pour fermer ce bracelet, il faut le passer dans une boucle située à son extrémité, recouvrir le boîtier puis fixer la sangle à l’aide de son système Velcro.
Concrètement donc, le “cœur” du Fitbit Air est masqué par son bracelet, et ce lien peut s’adapter à tous les poignets. C’est d’ailleurs l’un des points forts de ce type de dispositifs : malgré son épaisseur totale avoisinant le centimètre, il reste discret, même aux bras les plus fins, tandis que la tendance est à l’accroissement des formats dans l’univers des montres connectées.
La qualité de fabrication est au rendez-vous et on apprécie qu’il soit particulièrement facile de séparer le boîtier du bracelet, un lavage régulier de la sangle paraissant s’imposer, surtout si l’appareil est porté pour faire du sport.
Malgré l’absence d’écran au sein du Fitbit Air, on y trouve une diode lumineuse sur son côté gauche. Les interactions sont sommaires, mais cette led s'avère pratique. Elle clignote ainsi en blanc lorsque le bracelet est en charge, et plus rapidement quand une mise à jour est en cours.
Elle permet aussi de vérifier, sans passer par le smartphone, le niveau de batterie du dispositif : en appuyant deux fois fermement au-dessus du boîtier, la diode s’allume en blanc si l’autonomie se situe entre 20 % et 100 %, ou en rouge si elle est inférieure à 20 %. Si elle reste éteinte, il est temps de recharger votre appareil.