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On a essayé le Leapmotor A10 (B03X) de Stellantis : le SUV électrique à 23 400 € armé d’un LiDAR
À la suite de mes tests des SUV compacts d’Arcfox, BYD et Changan, je me suis penché sur la nouvelle A10, présentée en Chine sous ce nom et commercialisée en Europe sous l’appellation B03X. Cet SUV compact lancé en Chine en mars 2026 est attendu sur le Vieux Continent au second semestre 2026.
Fondée en 2015 à Hangzhou (à l’ouest de Shanghai) par Zhu Jiangming, Leapmotor s’est construite à contre-courant des jeunes pousses chinoises de l’électrique. Là où Nio ou Xpeng ont d’abord misé sur le premium et les technologies, la marque a choisi le segment des voitures accessibles en développant en interne l’essentiel de ses composants (plateformes, moteurs, batteries et électronique de puissance), une intégration verticale que peu de constructeurs revendiquent à cette échelle.
Un pari risqué face à des poids lourds tels que les groupes BYD et Geely qui bénéficient d’une économie d’échelle beaucoup plus importante. Mais cette stratégie lui a permis d’atteindre la rentabilité au premier trimestre 2025, un exploit rare parmi les nouveaux entrants du marché chinois de l’électrique.
En Europe, Leapmotor s’appuie sur un partenariat structurant signé fin 2023 avec Stellantis, qui a investi 1,5 milliard d’euros pour prendre environ 20 % du capital et créer la coentreprise Leapmotor International, chargée de la distribution hors de Chine.
Les premiers modèles, la citadine T03 et le SUV C10, ont été lancés en Europe courant 2024, suivis par la B10 en 2025. Le groupe italo-américain prévoit désormais l’assemblage local de plusieurs modèles Leapmotor dans son usine espagnole de Saragosse afin de contourner les droits de douane européens sur les véhicules électriques chinois, une manœuvre qui pourrait redonner accès au bonus écologique français à certains modèles.
La face avant de l’A10 adopte le langage stylistique « Tech Natural Aesthetics 2.0 » maison, avec une calandre pleine et un bouclier avant sculpté par un large diffuseur trapézoïdal en partie basse, encadré par deux prises d’air. La signature lumineuse repose sur des projecteurs LED effilés qui, associés à un fin bandeau central, forment un regard acéré que les designers assument comme un clin d’œil aux émoticônes du monde numérique.
La protubérance au sommet du pare-brise est le capteur LiDAR qui assiste la conduite autonome sur la finition haut de gamme 505 Edition. J’avoue ne toujours pas être fan de ce positionnement, qui détonne avec le style de la face avant.
De profil, l’A10 affiche une ligne d’épaule marquée qui court d’une extrémité à l’autre, ponctuée de biseaux discrets sur les passages de roues. Les flancs affichent des surfaces tendues. Les poignées de porte semi-encastrées sont bien intégrées dans les lignes et améliorent le coefficient de pénétration dans l’air (Cx).
Les porte-à-faux réduits, l’angle de chute prononcé du pare-brise et un pavillon fuyant surligné par des montants de custode noircis créent l’effet d’une ligne de toit flottante, une signature stylistique appréciable sur ce segment. Les jantes de 18 pouces optimisées aérodynamiquement complètent l’exercice mais je regrette la présence de passages de roue tout en plastique dont le gris foncé ne s’adaptent pas avec les tons de la carrosserie.
La poupe se distingue par un bandeau lumineux qui traverse toute la largeur du hayon, les « Haha taillights », selon la nomenclature interne et par un discret spoiler de hayon prolongé par un diffuseur arrière mat. Six teintes sont proposées au catalogue chinois : Seaweed Green, Acorn Brown, Berry Blue, Tundra Grey, Starlight Silver et Morgan Pink.