// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
AVC, infarctus : la chaleur expose davantage les femmes, et ce n’est pas un hasard
AVC, démence, dépression : ces troubles qui frappent souvent les seniors auraient plus en commun qu’on ne le pensait. Des chercheurs américains ont mis au jour 17 facteurs de risque modifiables partagés par ces trois maladies cérébrales. Une piste prometteuse pour mieux les prévenir.... Lire la suite
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Canicules, nuits tropicales, événements extrêmes… Les conséquences du changement climatique sur la santé sont déjà visibles. Un rapport d'Oxfam met en lumière leur impact disproportionné sur certains groupes de la population.
Le changement climatique n'affecte pas tout le monde de la même manière. Dans un rapport publié le 18 juin, Oxfam France alerte sur une « double peine climatique » : alors que les vagues de chaleur, les inondations ou encore les feux de forêt multiplient les risques pour la santé, leurs conséquences touchent davantage certaines populations déjà vulnérables. Femmes, personnes en situation de précarité ou habitants des territoires les plus défavorisés figurent parmi les premières victimes.
La chaleur extrême est aujourd'hui reconnue comme un facteur de risque pour de nombreuses maladies, notamment les accidents vasculaires cérébraux (AVC), les infarctus du myocarde et les insuffisances rénales aiguës. D'après Oxfam, elle serait déjà responsable de 5 398 décès par an en France.
Une vaste méta-analyse publiée en 2022 dans The Lancet a montré qu'une hausse de 1 °C de la température est associée à une augmentation de 2,1 % de la mortalité cardiovasculaire, les AVC figurant parmi les événements les plus sensibles aux épisodes de chaleur.
Mais ces risques ne touchent pas tout le monde de la même manière. Selon les données citées par Oxfam, les femmes hospitalisées pour un AVC présentent un risque de décès 65 % plus élevé que les hommes, notamment parce que leurs symptômes sont plus souvent méconnus ou diagnostiqués tardivement.
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La même problématique concerne les infarctus. Les femmes sont prises en charge en moyenne 30 minutes plus tard que les hommes lorsqu'elles présentent un infarctus du myocarde et elles ont deux fois plus de risque d'en mourir.
Comme le souligne la Dre Agathe Béranger, pédiatre en réanimation à l'hôpital Necker, citée dans le rapport : « Aujourd'hui encore, les symptômes d'une urgence cardiaque sont reconnus plus tardivement chez des femmes, alors que chaque seconde compte. Nous avons encore un grand chemin à parcourir pour sensibiliser les médecins. »