// LES NUMÉRIQUES — MOBILE & WEB
Actualité : “Un PFAS extrêmement persistant” sort des climatisations de vos voitures : la nouvelle découverte qui inquiète les scientifiques
En voulant protéger la couche d’ozone à l’aide de nouveaux liquides pour les climatisations, nos voitures rejettent finalement des polluants éternels dans l’air. Leur présence se retrouve d’ailleurs en haute altitude, et ce n’est pas le pire.
© Kamonwan Wankaew/Shutterstock - Les nouvelles climatisations des voitures ratent le coche de l'écologie, rejetant des PFAS dans la nature
Avoir une voiture récente ne veut pas forcément dire qu’elle a moins d’impact sur l’environnement qu’auparavant. En tout cas, cela n’est pas le cas pour les nouvelles climatisations embarquées dans nos véhicules. Des scientifiques viennent en effet de découvrir qu’elles rejetaient un PFAS “extrêmement persistant” dans l’air. Voici pourquoi.
Des scientifiques perchés à la station de mesure en haute altitude du Jungfraujoch, en Suisse, viennent de détecter une augmentation préoccupante de fluides frigorigènes dits HFO (hydrofluoroléfines). Destinés à remplacer les anciens gaz nocifs pour la couche d’ozone de nos climatisations de voiture, ces composés présentés comme écologiques cachent en réalité une face cachée redoutablement dévastatrice pour notre écosystème.
En s’échappant des circuits des climatiseurs automobiles lors de fuites ou d’opérations de maintenance, ces fluides “se décomposent en un PFAS extrêmement persistant: le TFA ou acide trifluoroacétique”. Ce composé chimique appartient à la famille des PFAS, les fameux “polluants éternels” dont on entend parler depuis plusieurs années, qui ne se détruisent donc jamais naturellement.
Une fois transportés par les vents et retombés au sol via les eaux de pluie, ils persistent indéfiniment dans l’environnement, contaminant durablement les sols et les ressources en eau douce de la vallée jusqu'aux plus hauts sommets alpins. Le TFA rejeté par les climatisations de nos voitures ne se dégrade malheureusement pas une fois retombé au sol grâce aux précipitations.
Plus alarmant encore : l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a récemment recommandé de classer cette substance comme toxique pour la reproduction. Alors que la moitié du parc automobile suisse utilise déjà ces technologies, la recherche alerte sur cette transition qui déplace maintenant le problème environnemental de la vallée jusqu’aux glaciers alpins avec ces nouveaux modèles.
Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques
Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
Passionné de nouvelles technologies, et grand amoureux des produits Apple.