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"Je n'arrive même pas à y croire" : après la mort d'un adolescent dans une rixe, Montpellier est sous le choc
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Frédéric Boisset, Anne-Charlotte Hinet, Sébastien Renout
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Jérôme Cathala
Dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 août, un adolescent a été tué de plusieurs coups de couteau lors d'une rixe entre deux groupes de jeunes, à Montpellier, dans l'Hérault. Un mineur de 17 ans s'est lui-même dénoncé au commissariat quelques heures plus tard.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Le sol d'un parc pour enfants de Montpellier (Hérault) porte encore, ce lundi 10 août au matin, les traces de la rixe mortelle de la nuit dernière. Un jeune de 16 ans a reçu plusieurs coups de couteau et est décédé quelques heures plus tard. Le cousin de la victime évoque une bagarre entre deux groupes d'adolescents qui a mal tourné. "Je n'arrive même pas à croire que c'est Amine qui est mort aujourd'hui. C'était une bagarre entre jeunes. Je ne connais pas l'histoire, mais, en tout cas, je sais que c'est parti d'une bagarre. On a grandi ensemble, ce sont des gens de notre quartier et aujourd'hui on se tue entre nous", souffle-t-il.
De son balcon, une habitante du quartier a tout vu. Peu avant 23 heures, elle entend le bruit d'une rixe, puis découvre la victime allongée sur le sol. "On voyait, au début, la bande de jeunes en panique, qui essayaient de faire le massage cardiaque. Les pompiers sont sortis en courant. Ensuite, ça a été les ambulanciers. Il y avait énormément de monde agglutiné, avec les membres de la famille et les proches", remet-elle.
Dans un communiqué, le parquet de Montpellier annonce qu'un des jeunes s'est rendu lundi matin. "Un mineur âgé de 17 ans se présentait volontairement au commissariat de police de Montpellier ce lundi matin en se désignant comme l'auteur des coups de couteau. Il était immédiatement placé en garde à vue, laquelle est en cours", indique le communiqué. Deux proches de la victime pourraient être impliqués eux aussi dans la rixe. Ils ont été interpellés lundi soir et placés en garde à vue.
"Ce qui est à retenir dans ces deux groupes, c'est qu'il y avait pas mal de jeunes connus des services de police. Nous avions affaire à des groupes, malheureusement, assez coutumiers des faits de violence", explique Bruno Bartocetti, secrétaire national délégué de la zone sud du syndicat UN1TÉ. D'autres personnes sont encore activement recherchées.
Lundi soir, l'enquête se poursuit pour tenter de comprendre les circonstances de cette violente bagarre.