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Actualité : L'Union européenne prépare une nouvelle taxe sur les hybrides rechargeables chinoises BYD, MG et Geely
Handelsblatt dévoile que la Commission européenne prépare des droits de douane en plus sur les hybrides rechargeables importés de Chine. BYD, MG via SAIC, Chery et Geely sont en première ligne.
Le 30 octobre 2024, l'Union européenne a déjà mis en place une taxe sur les véhicules électriques chinois. Selon Handelsblatt, l'enquête formelle est déjà en cours, et le sujet a été inscrit à l'ordre du jour du sommet européen du 18 juin 2026 au soir. La Commission cherche à combler la faille qui a permis aux constructeurs chinois de contourner les taxes pendant près de deux ans.
Comme expliqué précédemment, c'est le 30 octobre 2024 que l'Union européenne a instauré des droits de douane en plus sur les véhicules électriques chinois. Les taux varient selon le constructeur. BYD, Geely et SAIC paient respectivement 17 %, 18,8 % et 35,3 %. Tous sont additionnés au plancher de 10 % sur toutes les voitures importées. Tesla Shanghai a un taux de 7,8 % suite à un examen à part. Les mesures ne concernent que les modèles 100 % électriques. Les hybrides rechargeables ont continué à payer le seul plancher de 10 %, sans surtaxe.
On parle d'une stratégie de contournement parfaitement assumée par les constructeurs chinois. BYD a immatriculé environ 20 000 PHEV en Union européenne au premier semestre 2025, contre quasiment zéro un an auparavant. La hausse atteint 17 000 % sur la période
Le Seal U DM-i lancé au deuxième trimestre 2024 a ouvert la voie. BYD paie 10 257 € de droits de douane sur chaque Atto 3 électrique vendu en Allemagne, contre 3 999 € sur le Seal U PHEV. La même Atto 3 électrique affiche donc une perte tarifaire 2,5 fois plus élevée que le modèle hybride rechargeable équivalent. Sauf que voilà, cette petite combine a fini par alerter Bruxelles. En mai 2026, BYD fut le premier constructeur en termes de PHEV vendue en Allemagne avec 4 290 immatriculations sur le mois.
Le Atto 2 DM-i en tête avec 2 113 ventes, suivi par le Seal U DM-i et le Seal 6 DM-i Touring. Mais ce n'est pas tout puisque les exportations chinoises de voitures ont explosé. En 2024, 922 000 unités sont sorties de Chine vers l'Union européenne, en hausse de 29 % sur un an. Les deux premiers mois de 2026 confirment l'accélération, avec 214 000 unités sur janvier et février, en progression de 62 %.
Bref, la Commission européenne ne peut plus se permettre d'ignorer cette faille bien exploitée depuis deux ans. Depuis janvier 2026, Stéphane Séjourné, vice-président exécutif et commissaire à l'industrie, pousse pour que les hybrides rechargeables soient aussi taxés.
Le commissaire français défend que les PHEV chinois sont "produits dans les mêmes conditions" que les électriques et que les constructeurs européens méritent "la même protection". En janvier 2026, le porte-parole Olof Gill a fermé le dossier par un déni officiel. En juin 2026, la Commission a opéré son revirement, six mois après. Résultat, le gouvernement allemand ne s'oppose plus à la mesure cette fois, à l'inverse de sa position contre les taxes électriques deux ans auparavant.
Les taux envisagés pour les hybrides rechargeables seraient inférieurs à ceux qui concernent les voitures électriques. La logique tient à la batterie. L'avantage chinois sur la chaîne de valeur batterie pèse plus lourd sur un modèle 100 % électrique que sur un PHEV à batterie réduite.
Le quotidien Handelsblatt cite un responsable industriel européen qui résume le constat. "Les chinois ont fait preuve d'une grande agilité, ils ont rapidement identifié et exploité la faille", a déclaré ce responsable. En clair, la Commission prépare une riposte modérée mais réelle.