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Test TCL C8L (C89L) : le MiniLED très lumineux qui défie encore l’OLED
Avec le C8L, ou C89L selon les marchés, TCL poursuit son offensive sur le très grand téléviseur MiniLED. Luminosité spectaculaire, large couverture colorimétrique, compatibilité Dolby Vision, Google TV, gaming à haute fréquence et intégration Dolby Atmos FlexConnect : ce modèle coche beaucoup de cases. Mais cette débauche technologique suffit-elle à en faire une vraie alternative aux meilleurs OLED ?
Chez TCL, le MiniLED n’est pas seulement un argument posé dans une fiche technique. Depuis plusieurs générations, le constructeur en a fait le cœur de sa stratégie haut de gamme, avec une idée simple : proposer des téléviseurs très lumineux, très contrastés et bien équipés à des tarifs souvent plus agressifs que ceux de ses concurrents (notamment sur l'OLED).Le TCL C8L s’inscrit pleinement dans cette logique. Placé sous les modèles les plus élitistes de la marque, mais au-dessus des séries plus accessibles, il veut incarner ce point d’équilibre entre démonstration technologique et produit réellement envisageable pour un salon. Sa principale ambition est d'offrir l’impact HDR d’un MiniLED très lumineux, tout en limitant au maximum les défauts historiques du LCD.
Le TCL C8L arrive avec une promesse assez claire : pousser le MiniLED suffisamment loin pour venir concurrencer les meilleurs téléviseurs haut de gamme, OLED compris. Selon la diagonale, le TCL C8L embarque de 1 008 à 4 032 zones de gradation locale, avec 2 040 zones sur le modèle 65 pouces que nous testons ici. Il s’appuie également sur une dalle WHVA censée améliorer les angles de vision, et sur une technologie SQD-MiniLED annoncée comme capable d’atteindre une couverture colorimétrique proche de 100 % du BT.2020.
Le programme est ambitieux, mais il demande vérification. Une forte luminosité ne suffit pas à faire un bon téléviseur HDR : encore faut-il contrôler précisément le rétroéclairage, limiter le blooming, préserver les détails dans les zones sombres et éviter une image trop démonstrative. C’est précisément ce que nos mesures, couplées à nos impressions sur le rendu à l'image, doivent permettre d’évaluer.
En SDR, le mode Filmmaker du TCL C8L ne se montre pas aussi rigoureux que nous l’aurions espéré. Le gamma moyen, mesuré à 2,219, reste proche de la cible, mais la courbe manque un peu de régularité. Rien de réellement problématique pour un usage courant, mais le C8L ne livre pas ici une calibration sortie de carton aussi précise que celle des meilleurs OLED haut de gamme. Le mode Filmmaker reste agréable, mais il conserve une tonalité un peu froide et une image légèrement plus démonstrative que strictement neutre.
Nous avons mesuré un Delta E moyen de 4,46, avec un maximum à 8,46. L’échelle de gris confirme cette tendance, avec un Delta E moyen de 5,2 et une température de couleur moyenne de 7291 K. L’image tire donc légèrement vers le froid, avec des blancs un peu bleutés et un déficit de rouge qui devient plus visible dans les hautes lumières.
Le TCL C8L est compatible avec les principaux formats HDR du marché, notamment le HDR10, le HDR10+, le HLG et le Dolby Vision IQ. Notez par ailleurs que le C8L doit bénéficier de Dolby Vision 2 via une future mise à jour OTA, une évolution qui n’était pas encore disponible au moment de notre test.Le téléviseur couvre donc aussi bien les contenus HDR classiques que les formats à métadonnées dynamiques, un point important pour profiter des catalogues de streaming, des Blu-ray UHD ou encore de certaines sources TV HDR. En HDR, le mode Filmmaker se montre nettement plus convaincant qu’en SDR sur le plan colorimétrique.
Nous avons mesuré un Delta E moyen de 2,17, une valeur suffisamment basse pour garantir une restitution globalement fidèle des couleurs. Quelques écarts demeurent visibles sur certaines teintes, mais le résultat reste solide, surtout pour un téléviseur qui cherche clairement à produire une image très lumineuse et démonstrative.
Le C8L impressionne surtout par sa luminosité. Nous avons relevé un pic lumine