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Contre les arnaques par message, WhatsApp mise sur le chiffrement, Surfshark sur le filtrage direct
WhatsApp dévoile Scam Alert, une fonction de détection qui tourne intégralement sur l'appareil et qui n'envoie aucun contenu de message vers ses serveurs. Au même moment, Surfshark généralise sa protection contre les SMS frauduleux à ses abonnés iOS et Android.
Meta et Surfshark dévoilent chacun les fruits de leurs travaux pour lutter contre le scam. D'un côté, WhatsApp cherche à concilier détection automatisée et chiffrement de bout en bout, de l'autre, Surfshark mise sur un filtrage direct des SMS entrants.
Scam Alert est une fonction optionnelle. Une fois activée, elle télécharge un modèle de machine learning sur l'appareil. Celui-ci classe les messages reçus de personnes ne figurant pas parmi vos contacts selon leur structure et leurs signaux linguistiques associés à des arnaques déjà recensées. Aucun contenu ne quitte le téléphone pour l'analyse. Rien n'est transmis automatiquement à WhatsApp ou à Meta, sauf si l'utilisateur choisit lui-même de signaler la conversation. Si le modèle repère une arnaque probable, un avertissement s'affiche dans la discussion, visible uniquement par le destinataire. Il peut alors bloquer l'expéditeur, le signaler, poursuivre l'échange ou marquer la conversation comme fiable pour ne plus recevoir d'alerte sur ce contact.
Pour savoir si la protection fonctionne vraiment, WhatsApp a tout de même besoin de quelques chiffres, comme le nombre d'alertes affichées ou les actions prises par les utilisateurs. Ces données sont anonymisées avant d'arriver jusqu'à l'entreprise. Elles sont ensuite regroupées avec celles de nombreux autres utilisateurs, puis brouillées de façon à rendre impossible l'identification d'informations d'une personne en particulier dans le résultat final. WhatsApp affirme que même ses propres employés ne peuvent pas accéder à ces données en clair.
Le modèle utilisé par Scam Alert est lui aussi contrôlé. Chaque nouvelle version est rendue publique avant d'être envoyée aux téléphones, ce qui empêche en théorie WhatsApp de cibler un utilisateur avec un modèle différent des autres. Chacun peut aussi consulter, dans les réglages de son compte, un historique des messages analysés et du résultat de chaque vérification. Nous rapportions en mars un premier système d'alerte de Meta contre les arnaques sur Facebook et WhatsApp, lequel se basait sur le comportement des comptes plutôt que sur le contenu des messages. Scam Alert va plus loin en analysant directement ce que vous recevez, tout en gardant les messages chiffrés de bout en bout. La fonction est pour l'instant réservée à une poignée d'utilisateurs, avant un déploiement plus large.
Retrouvez les détails techniques du fonctionnement sur cette page.
La protection contre les SMS frauduleux de Surfshark analyse en temps réel les messages entrants pour repérer les éléments suspects : URL, numéro de l'expéditeur ou formulation du texte. Selon l'éditeur, les arnaques par SMS représentent 35% des tentatives d'hameçonnage dans le monde. La fonction ne conserve pas les messages analysés. Elle ne surveille pas le téléphone dans son ensemble et n'utilise pas les données collectées pour entraîner un modèle d'IA.
Le traitement diffère selon l'OS. Sur iOS, l'activation passe par l'extension native de filtrage SMS d'Apple, Text Message Filter, couplée au réglage qui isole les messages provenant d'expéditeurs inconnus. Un message jugé frauduleux est basculé directement dans le dossier Indésirables de l'application Messages, sans notification. Sur Android, l'utilisateur reçoit au contraire une alerte immédiate, laquelle ouvre le message dans un espace isolé de l'application Surfshark, sans risque d'ouvrir un lien par erreur.
Cet outil s'ajoute à l'Antiscam Hub introduit fin mai sur iOS, lequel réunit déjà l'identité numérique, la surveillance des fuites de données et le filtrage des sites malveillants. Elle est réservée aux abonnements Surfshark One et One+, et nécessite une mise à jour manuelle de l'application ainsi qu'une activation du filt