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Canicule : comment un simple ventilateur peut vraiment rafraîchir votre logement ?
C’est l’objet star de l’été, celui que l’on dégaine dès les premières chaleurs. Peu coûteux, relativement silencieux et économe, le ventilateur reste la solution d’appoint préférée de nombreux foyers en période de canicule. Mais encore faut-il bien l’utiliser.
En effet, une méthode toute simple, confirmée par plusieurs essais pratiques et fondée sur des principes élémentaires de circulation de l’air, permet d’utiliser un ventilateur autrement : non pas seulement pour brasser l’air dans une pièce, mais pour aider à évacuer l’air chaud accumulé dans le logement. Explications.
Protection complète contre les intrusions, incendies et accidents domestiques
Par réflexe, on braque le ventilateur sur soi, n’est-ce pas ? Histoire de ressentir directement le brassage de l’air. C’est efficace en journée, lorsque l’on cherche avant tout à favoriser l’évaporation de la transpiration et à obtenir une sensation de fraîcheur immédiate. Le ventilateur ne refroidit pas l’air à proprement parler, mais il aide le corps à mieux supporter la chaleur.Mais à la tombée de la nuit, lorsque l’air extérieur devient plus frais que celui de votre logement, un tout autre usage s’impose. Et celui-ci est plutôt contre-intuitif : il s’agit de diriger le ventilateur vers l’extérieur, devant une fenêtre ouverte. L’objectif est simple : expulser l’air chaud accumulé dans la pièce pour favoriser un renouvellement d’air et faire entrer, par une autre ouverture, un air extérieur plus frais.
Un flux d’air peut ainsi se créer. En soufflant vers une ouverture, le ventilateur pousse l’air chaud vers l’extérieur et facilite l’arrivée d’air neuf par une seconde fenêtre, idéalement située dans une autre pièce ou sur une façade opposée. Ce principe de ventilation croisée est bien connu : pour qu’il fonctionne correctement, il faut au moins deux ouvertures et une température extérieure inférieure à celle du logement.Plusieurs tests confirment l’efficacité de cette configuration. Un anémomètre placé devant la seconde fenêtre permet notamment de constater l’entrée d’un flux d’air mesurable. D’après les mesures de nos confrères Les Numériques, la position optimale consiste à placer le ventilateur à environ 1 à 1,5 mètre de la fenêtre, toujours orienté vers l’extérieur. Placé trop près de l’ouverture, il se montre généralement moins efficace pour entraîner l’air de la pièce avec lui.
Lorsque la température extérieure reste supérieure à celle de votre logement, cette méthode est à éviter. Le risque est alors de faire entrer davantage d’air chaud, ce qui peut rapidement annuler les efforts réalisés pour conserver un peu de fraîcheur à l’intérieur. Dans ce cas, mieux vaut garder les fenêtres fermées, tirer les volets ou les rideaux, et limiter autant que possible les apports de chaleur.
On peut toutefois améliorer l’effet ressenti en plaçant ponctuellement un linge humide ou une bouteille glacée devant le flux d’air, pour rafraîchir légèrement la sensation produite par le ventilateur. Ce n’est pas miraculeux, et cela peut aussi augmenter l’humidité ambiante, mais le résultat s’apparente à celui d’un petit rafraîchisseur d’air d’appoint. C’est mieux que rien, à condition de ne pas en attendre les performances d’une climatisation.En parallèle, gardez les volets fermés pour bloquer les rayons du soleil, aérez uniquement aux heures les plus fraîches, et limitez les sources de chaleur internes : cuisson, four, appareils électroniques inutilement allumés ou encore éclairages énergivores.Retenez aussi que la bonne orientation du ventilateur ne permet pas de climatiser un logement. En revanche, elle peut réellement aider à évacuer l’air chaud et à accélérer le rafraîchissement d’une pièce lorsque l’air extérieur devient plus frais. Une solution simple, peu coûteuse et bien plus sobre qu’un climatiseur, à condition de l’utiliser au bon moment.