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Côte d'Opale : un incendie ravageur dans les dunes forçant l'évacuation de plus de 1 000 campeurs
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Le Pas-de-Calais est donc à son tour touché par des incendies. Multiples départs de feux ont été observés mercredi 12 août dans des dunes sur le littoral. À Neufchâtel-Hardelot, un camping a été évacué alors que 180 hectares ont brûlé. Le feu n'est toujours pas fixé au lendemain de son déclenchement.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Pour la première fois sur la Côte d’Opale, un avion Dash a fendu le ciel, mercredi 12 août. Il largue ainsi 10 000 litres d'eau pour apaiser l'incendie qui s'est déclaré près de la commune de Neufchâtel-Hardelot (Pas-de-Calais). Sur des images aériennes tournées dans l'après-midi, on peut voir les flammes ravager les dunes et la végétation denses, générant un panache de fumée impressionnant. Pas moins de 180 hectares de forêt sont déjà partis en fumée et une maison a été détruite. Le lendemain matin, sur la plage, habitants et touristes médusés regardent l'horizon obscurci.
"Depuis 30 ans que je viens ici à Hardelot, c'est la première fois qu'on voit des incendies, ou en tout cas de cette ampleur", confie un touriste. "On est triste que toute cette belle nature disparaisse et on espère que ce n'est pas d'origine humaine, parce que c'est quand même malheureux", ajoute un couple de vacanciers.
Dès mercredi soir, les autorités ont organisé des évacuations, des migrants ont notamment été invités à quitter les dunes. Et sur la commune de Neuchâtel-Ardelot, entre 1 000 et 2 000 vacanciers ont été évacués préventivement d'un camping. Ils ont pu rentrer dans la soirée.
"C'est pas évident à gérer, il faut tout remballer d'un coup. C'est plus des vacances. C'est un peu de la panique", explique un père de famille qui hésite à rester sur place. À noter que 230 pompiers sont toujours à pied d'œuvre mais avancent difficilement dans le sable alors que le feu n'est toujours pas fixé et progresse sur le flanc droit en direction de la plage. Face à cette situation, les agriculteurs sont venus en renfort avec deux citernes d'eau.
"Moi, j'ai 16 500 litres et mon collègue a 11 000 litres. Il y a encore un autre collègue qui a normalement 11 000 litres. Ça nous prend au cœur", détaille Mickaël Brusselle, agriculteur à Neufchâtel-Hardelot, membre de la FDSEA 62. Le retour du vent jeudi après-midi fait craindre de nouveaux départs de feu.
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