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Après des années de disette, Virgin Galactic repousse son come-back très attendu dans le tourisme spatial
On le sait, Virgin Galactic prépare son grand retour dans le tourisme spatial, mais il se fera plus tard que prévu. L’entreprise vient en effet d’annoncer que ses premiers vols commerciaux avec le vaisseau Delta auront finalement lieu l’année prochaine, et ce n’est pas anodin.
Fondée par le milliardaire britannique Richard Branson, Virgin Galactic s’est imposée comme l’une des pionnières du tourisme spatial suborbital, en proposant quelques minutes d’apesanteur à la lisière de l’espace. Mais elle ne fait plus voler personne depuis juin 2024, date à laquelle son vaisseau USS Unity a pris sa retraite.
Depuis, la société concentre toutes ses ressources sur le développement du Delta, qui doit voler beaucoup plus souvent. Et le contexte est hautement stratégique, puisqu’elle se retrouve presque seule sur ce marché, Blue Origin ayant suspendu en janvier les vols de sa fusée New Shepard.
Mais son calendrier vient une nouvelle fois de glisser. Initialement prévu pour le dernier trimestre 2026, le premier vol commercial du Delta est repoussé à février 2027. Et son transfert vers sa base d’exploitation au Nouveau-Mexique prend, lui aussi, du retard puisqu’il n’aura lieu qu’en octobre, au lieu d’août.
Virgin Galactic l’assure : ces reports ne résultent pas d’incidents majeurs, mais de l’accumulation de centaines de petites tâches sur l’avionique et les systèmes embarqués, certaines prenant plus de temps que prévu. Par exemple, certaines pièces ont été livrées avec une taille différente, obligeant les équipes à vérifier si la différence restait dans les tolérances acceptables. Mais sans surprise, cette annonce a fait chuter l’action de l’entreprise en Bourse.
Car le Delta doit marquer un vrai changement d’échelle pour Virgin Galactic. Il vise une cadence de trois vols par semaine et, comme son aîné, il embarque six passagers et un pilote, largués à 15 000 mètres d’altitude par un avion porteur avant d’allumer son moteur-fusée. Le vol suborbital durera environ 90 minutes, avant un atterrissage classique sur piste. Un deuxième exemplaire, le Delta 2, doit rejoindre le premier dès mars 2027 et entrer directement en service.
Malgré ce nouveau contretemps, Virgin Galactic mise sur une demande toujours intacte. Sa dernière tranche de billets, vendue 750 000 dollars la place, devrait générer plus de 50 millions de dollars. Autre signe encourageant : une bonne partie de ces réservations concerne des groupes entiers, plutôt que des voyageurs isolés. La situation est telle que l’entreprise va proposer une nouvelle tranche de billets à l’automne, à un prix encore plus élevé.
Il lui reste désormais à transformer l’essai. Car la firme vise une cadence de 10 vols mensuels d’ici à la fin du deuxième trimestre 2027, avec l’ambition d’atteindre un flux de trésorerie positif. Elle entend bien profiter de son avance sur ses concurrents pour relancer la machine.