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On a conduit la Volkswagen ID. Unyx 07 en Chine : une vraie VW, mais Xpeng n’a pas tout partagé
L’ID. Unyx 07 est un modèle important à plus d’un titre. D’abord parce qu’il s’agit de la première voiture Volkswagen réellement développée avec Xpeng sur cette base technique.
Ensuite, parce qu’elle matérialise le renouveau promis par le groupe en Chine, avec une berline fastback familiale, bien positionnée en prix, mieux équipée côté logiciel que les précédentes Volkswagen électriques locales et plus cohérente dans son approche globale, là où le groupe aurait pu miser sur une démonstration de puissance ou de recharge ultra-rapide.
Sur le papier, l’auto démarre à environ 16 500 euros (129 900 RMB), puis grimpe à environ 17 800 euros (139 900 RMB) en finition Pure SE, avec des prix promotionnels de lancement encore plus agressifs.
Ce lancement n’a rien d’anecdotique pour le groupe. Sur son marché chinois autrefois dominé, Volkswagen a vu ses ventes reculer de près de 47 % sur un an au mois d’avril 2026, selon les chiffres relayés par ArenaEV. L’ID. Unyx 07, affichée à un tarif agressif et misant tout sur la technologie embarquée, fait partie des modèles censés enrayer ce déclin.
Avec 485,3 centimètres de long, 185,2 centimètres de large, 156,6 centimètres de haut et un empattement de 282,6 centimètres, l’ID. Unyx 07 se place dans la catégorie des grandes berlines électriques, mais avec une lecture de style différente de celle d’une ID.7 européenne.
La face avant se veut plus expressive, avec une signature lumineuse très étirée, un bouclier avant sculpté, une calandre pleine et une prise d’air factice qui participent à une mise en scène plus démonstrative.
Le regard acéré des projecteurs, le logo rétroéclairé et le traitement plus graphique du nez donnent à l’ensemble une présence plus marquée que celle des berlines Volkswagen vendues chez nous. Volkswagen a-t-il raison de rompre avec les lignes plus conservatrices de ses anciennes générations ? Il faudra attendre les chiffres de vente pour le savoir. Pour moi, le pari du design ne sera validé que si les clients passent commande en concession.
De profil, la ligne de caisse remonte légèrement, la ligne d’épaule est doublée et très visible, les biseaux sont marqués sur les flancs, et les surfaces tendues donnent du relief à une carrosserie qui cherche clairement à paraître plus basse et plus élancée qu’elle ne l’est réellement.
L’empattement visuellement allongé, les porte-à-faux contenus, l’angle de chute du pare-brise, le pavillon fuyant et la ligne de toit flottante contribuent à cette silhouette de fastback surélevé, à mi-chemin entre la berline classique et le crossover-coupé. Si je ne la trouvais pas très réussie en photo, j’avoue avoir été agréablement surpris face à la voiture réelle.
La poupe est sans doute la partie la plus cohérente du dessin, comme souvent maintenant. On y retrouve un bandeau lumineux bien intégré, un diffuseur arrière essentiellement décoratif, et un spoiler de hayon discret mais utile visuellement pour terminer la ligne.