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"On a beaucoup moins mal à l'arrivée" : plongeur de haut vol, Pascal apprend aux jeunes à bien plonger et les sensibilise aux risques de cette pratique
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Cet été, la course à la fraîcheur augmente les comportements à risque. Malgré l'interdiction, les touristes sont de plus en nombreux à plonger du haut des falaises. Les accidents se multiplient, notamment dans le décor idyllique des gorges du Gardon près de Nîmes (Gard), où nous avons suivi une opération de prévention.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ils s'élancent de la falaise à cinq et même jusqu'à douze mètres de haut. Des plongeurs, parfois très jeunes, et sans conscience du risque. Mais ce jour-là, ils sont accompagnés avant de sauter. Pascal est un spécialiste de la discipline. Il connaît ce spot par cœur. Ce Gardois s'est donné une mission : sensibiliser les jeunes aux bonnes pratiques.
"C'est super d'avoir un professionnel pour nous montrer comment sauter. Et puis la différence entre nos sauts avant les explications et après les explications, ça n'a rien à voir. Déjà, on a beaucoup moins mal à l'arrivée", concède un jeune homme. "Regarde toujours en bas où tu vas", conseille le coach. "J'ai une grosse impression du vide. Donc Pascal a su me rassurer et bien m'orienter. J'ai réussi à le faire en sécurité, donc c'est cool", confie un plongeur amateur.
La falaise est remplie de candidats aux plongeons, malgré l'interdiction de sauter. Plusieurs accidents mortels ont eu lieu ici. Alors, Pascal veille, il est là tous les samedis. "Le problème, c'est qu'on vit une ère aujourd'hui où tous les jeunes se mettent sur les réseaux sociaux. Ils se disent tous que lui, il saute de 3 mètres, 4 mètres, 5 mètres, 10 mètres, 20 mètres… Pourquoi pas moi ? Sauf qu'il y a une différence entre quelqu'un qui est entraîné, qui se met une discipline en faisant ça et quelqu'un qui ne l'est pas et qui, à un moment donné, va mettre sa vie en danger", souligne Pascal Billotet, plongeur de haut vol.
Une prévention qu'il fait aussi auprès des parents qui observent leurs enfants depuis la plage. "Je vous dis ça parce que mon garçon s'est fait mal aussi à 12 mètres", leur dit-il. "Ça fait peur, oui et non, parce que moi, je leur interdis quand même de monter à une certaine hauteur. Je suis toujours dans l'eau quand ils sautent, mais on n'est jamais à l'abri aussi d'un petit bobo", admet un papa.
Cet été, la pratique est plus risquée que d'habitude. À cause des canicules à répétition, le niveau du Gardon est exceptionnellement bas.
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