// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
« Nous n’avions encore jamais rien observé de tel chez un mammifère » : elles vivent avec nos virus les plus redoutés !
Seulement 2 % de notre ADN codent pour des protéines, les 98 % restants jouent très probablement un rôle dans la régulation de nombreuses fonctions biologiques de l’organisme. Mais lesquelles, précisément ? C’est encore largement un mystère… Pour tenter de percer celui-ci, des ingénieurs de Google ont mis au point une intelligence artificielle capable de prédire les conséquences biologiques des variations de ce « dark genome ». À la clé : une meilleure compréhension des maladies et de possibles nouveaux traitements.... Lire la suite
Les dispositifs médicaux portables se multiplient pour surveiller notre santé en continu. Une nouvelle technologie franchit une étape supplémentaire : un patch équipé de micro-aiguilles capable de collecter des cellules immunitaires directement à travers la peau. Une approche qui pourrait compléter, voire simplifier certains examens immunologiques.... Lire la suite
Si notre organisme réagit parfois violemment aux infections, les chauves-souris, elles, cohabitent paisiblement avec ces pathogènes. Une étude récente révèle une anomalie génétique unique chez ce petit mammifère, qui éclaire d'un jour nouveau leur incroyable tolérance.
Souvent redoutées parce qu'elles hébergent des virus susceptibles d'atteindre l'être humain, les chauves-souris ont notamment été soupçonnées d'être à l'origine ancestrale du coronavirus responsable de la Covid-19. Si leur rôle exact dans le déclenchement de la pandémie reste débattu, leur capacité à cohabiter avec certains agents pathogènes sans développer de formes graves intrigue les scientifiques.
Une étude publiée fin juillet 2026 dans Science Advances révèle une particularité génétique qui pourrait apporter une nouvelle pièce au puzzle de leur étonnante immunité.
Nos anticorps sont produits à partir d'une « boîte à outils » génétique appelée locus de la chaîne lourde des immunoglobulines (locus IgH). Chez l'être humain et tous les autres mammifères connus jusqu'ici, il n'existe qu'un seul locus de ce type.
Seulement 2 % de notre ADN codent pour des protéines, les 98 % restants jouent très probablement un rôle dans la régulation de nombreuses fonctions biologiques de l’organisme. Mais lesquelles, précisément ? C’est encore largement un mystère… Pour tenter de percer celui-ci, des ingénieurs de Google ont mis au point une intelligence artificielle capable de prédire les conséquences biologiques des variations de ce « dark genome ». À la clé : une meilleure compréhension des maladies et de possibles nouveaux traitements.... Lire la suite
En analysant les génomes de chauves-souris de la famille des Vespertilionidés, des chercheurs des universités Tulane et Stanford, en collaboration avec les CDC américains, ont découvert une organisation inédite : onze espèces, dont la grande chauve-souris brune (Eptesicus fuscus), possèdent deux locus IgH complets et fonctionnels, situés sur des chromosomes différents.
L'équipe a confirmé que les deux systèmes sont réellement utilisés par les cellules immunitaires pour produire des anticorps. Mieux : les cellules semblent privilégier le locus le plus petit et le plus compact. L'utilisation des deux systèmes varie également entre les cellules immunitaires, notamment parmi celles ayant déjà été exposées à un antigène, ce qui laisse entrevoir des fonctions différentes.
« Nous n'avions encore jamais rien observé de tel chez un mammifère », souligne Hannah Frank, coauteure de l'étude et professeure associée à l'Université Tulane.