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Test Fairphone 6+ : durable et déterminé à "fair" mieux
Un an après un Fairphone 6 qui avait enfin trouvé la bonne recette, le 6+ booste sa fiche technique sans renier sa réparabilité exemplaire. Plus fluide et mieux armé pour durer, il assume toutefois le surcoût de ses engagements éthiques et reste un outsider face à une concurrence plus agressive… et parfois moins scrupuleuse.
Pionnier de la tech éthique, Fairphone revient avec une version upgradée de son Fairphone 6, sorti il y a tout juste un an. Alors que ce dernier nous avait séduits par son design modernisé et sa prestation enfin digne d’un smartphone, le Fairphone 6+ débarque dans un contexte économique particulièrement tendu. En pleine crise de la mémoire vive et de hausse générale du prix des composants, la firme néerlandaise ose pourtant un pari audacieux.
Loin de pousser au renouvellement frénétique, elle peaufine simplement sa recette phare : un mobile durable et équitable, conçu avec plus de 50 % de matériaux recyclés, et toujours réparable à la maison grâce à une structure modulaire de douze pièces démontables avec un simple tournevis.
Annoncé comme le smartphone le plus véloce de l'histoire du constructeur, cette nouvelle déclinaison s'affiche à 649 €, soit 50 € de plus que le modèle standard et 50 € de moins que le Fairphone 5 à son lancement. Sous le capot, le constructeur justifie ce tarif en doublant la mise : premier de la marque à embarquer 12 Go de RAM DDR5 et un processeur Snapdragon 7s Gen 4 sous Android 16, le Fairphone 6+ promet une fluidité pérenne.
Garanti 5 ans et soutenu par des mises à jour logicielles jusqu'en 2033, il compte bien s’imposer face à des concurrents très installés, mais moins irréprochables en matière de durabilité, comme les Xiaomi 17T, Honor 600 et Samsung Galaxy S25 FE.
Le Fairphone 6+ conserve le design industriel de son aîné, avec des finitions soignées, des arêtes franches et une silhouette rectiligne. Ses 156,5 x 73,3 x 9,6 mm pour 191 g donnent un terminal compact, dont l’épaisseur se remarque davantage à l’œil qu’en main. La construction repose largement sur du plastique, choix qui n’empêche pas l’appareil de dégager une vraie impression de robustesse. Au dos, le revêtement mat améliore la tenue et retient peu les traces de doigts. Il peut toutefois devenir moins sûr avec la transpiration estivale ou une addiction aux churros de fête foraine.
Les modules photo ne sont plus enfermés dans un îlot, mais directement intégrés à la coque. Ils dépassent à peine du châssis, ce qui permet au smartphone de rester stable sur une table. Si deux d’entre eux servent à la prise de vue, le troisième fait de la figuration. En façade, la caméra selfie est placée dans un poinçon central en haut de l’écran. Les contours de la dalle ne se sont pas affinés depuis le Fairphone 6 et restent assez larges, avec une légère asymétrie. L’affichage occupe tout juste 84 % de la surface disponible, tandis qu’un verre Gorilla Glass 7i le protège des rayures.
La vraie singularité se cache sous la coque arrière amovible. Deux vis apparentes la maintiennent ; une fois desserrées, il suffit de la faire coulisser pour atteindre la batterie, l’écran et d’autres pièces remplaçables sans atelier spécialisé. Le fabricant les vend séparément, avec un maximum de 89 € pour l’écran et 24 € pour la face arrière. Cette conception facilite les réparations, mais exclut l’étanchéité totale : l’IP55 couvre les projections d’eau mais pas le plongeon dans la piscine. Le matériel est par ailleurs garanti cinq ans.
Le Fairphone 6+ prend en charge le wifi 6e, le Bluetooth 5.4, le NFC et la 5G avec nano-SIM ou eSIM. Le stockage est en outre extensible jusqu’à 2 To via microSD. Le volume se règle à gauche. À droite, la touche de mise sous tension intègre le lecteur biométrique ; au-dessus, un interrupteur coulissant peut lancer un mode détox baptisé Fairphone Moments, ou bien déclencher d’autres fonctions à la manière du bouton Action d’Apple. Enfin, Fairphone n’hésite pas à jouer la carte de la customisation avec des accesso