// FRANDROID — INTELLIGENZA ARTIFICIALE
Test du Husqvarna Automower 308V : un robot tondeuse européen à vision IA
Après 5 robots tondeuses testées cette année pour ma part, j’ai pris l’habitude de voir débarquer des marques chinoises bardées de LiDAR, de doubles caméras et d’IA à tous les étages. Dreame, Mammotion, Segway, Roborock : la course aux capteurs est lancée.
Husqvarna, lui, joue une autre partition. Le constructeur suédois mise sur trente ans d’expérience dans la tonte robotisée et une fabrication européenne, là où la concurrence asiatique aligne les fonctionnalités.
L’Automower 308V se place au milieu de la dernière gamme. Sans fil périmétrique, équipé d’une caméra à vision IA et d’une navigation satellite, il vise les jardins jusqu’à 800 m². On l’a fait tourner pendant plusieurs semaines, en conditions réelles, pour voir ce que vaut vraiment ce pari du « solide à l’européenne ».
Premier point à poser clairement, parce qu’il structure tout le reste : l’Automower 308V n’est pas un robot chinois. Husqvarna existe depuis 1689, revendique plus de trente ans dans la tonte robotisée et plus de quatre millions de clients sur ce créneau. La machine est conçue en Suède et assemblée en Europe. Ça ne fait pas tout, mais sur un produit qu’on laisse dehors des mois durant et qu’on espère réparer plutôt que jeter, ça compte.
Le 308V occupe le milieu de la gamme. Husqvarna le destine aux pelouses jusqu’à 800 m² en mode motif, 500 m² en mode aléatoire. Son principal argument, c’est l’absence de fil périmétrique : plus besoin de dérouler des centaines de mètres de câble enterré le long des bordures. À la place, le robot se repère grâce à un positionnement satellite (système EPOS) et une caméra à vision IA chargée de détecter et de contourner les obstacles.
Sur le papier, le programme est cohérent : navigation moderne, sécurité complète, indice de réparabilité de 8,9/10 et garantie pouvant aller jusqu’à 5 ans sous conditions.
Reste à voir si l’exécution suit, parce que c’est précisément là que le robot suédois montre ses limites face à des concurrents asiatiques plus jeunes mais plus aboutis côté logiciel.
Le 308V respire la robustesse. Châssis bien fini, plastiques épais, l’ensemble inspire confiance et donne le sentiment d’un objet pensé pour durer. En revanche, l’ergonomie n’est pas le point fort de la machine : quelques choix nous ont paru datés, et l’expérience générale reste très basique. Solide mais minimaliste… vous allez comprendre.
Sous le robot, on retrouve trois petites lames rasoir montées sur un disque pivotant, protégées par un patin en aluminium qui limite l’enroulement de l’herbe et préserve le moteur.
Ces lames pèsent à peine 3 grammes et sont conçues pour s’effacer au moindre contact, un choix de sécurité que Husqvarna met en avant, notamment au regard des études sur le danger des robots tondeuses pour les hérissons. La largeur de coupe s’établit à 22 cm.