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Actualité : Plaques d'immatriculation : ce nouveau radar Leonardo crée une empreinte numérique de chaque conducteur
Et si, à l’avenir, les lecteurs de plaques d’immatriculation étaient capables de détecter les objets connectés et d’associer les données pour mieux suivre les personnes ? C’est la promesse d’un nouveau système qui fait déjà froid dans le dos.
© Longfin Media/Shutterstock - Toujours plus de capteurs dans les lecteurs de plaques d'immatriculation ? C'est le souhait de cette société.
Une société étasunienne du nom de Leonardo a dévoilé SignalTrace, un système qui risque de faire bondir bien des personnes s’il venait à être déployé. L’entreprise souhaite sérieusement enrichir les capacités des lecteurs de plaques d’immatriculation (ALPR) afin de créer une “empreinte électronique” unique et traçable des conducteurs, destinée à des fins d’enquête.
Actuellement, les lecteurs de plaques d’immatriculation ont un point faible facile à contourner : un suspect n’a qu’à en changer pour ne plus être pisté. C’est là que SignalTrace veut intervenir en ajoutant des capteurs à ces lecteurs pour détecter et identifier les appareils électroniques avec lesquels voyagent les personnes suspectes. Smartphones, écouteurs Bluetooth, montres connectées, puces RFID, ordinateurs portables ou encore capteurs de pression des pneus sont notamment concernés.
En identifiant ces appareils, particulièrement lorsqu’ils voyagent souvent ensemble, l’algorithme de SignalTrace peut alors les lier à une plaque d’immatriculation. Le système peut aussi générer cette “empreinte électronique” d’un conducteur et la coupler à des données spatiotemporelles pour suivre une personne à la trace, y compris si elle a changé de véhicule ou de plaque.
SignalTrace, un système pour recouper beaucoup (trop) d’infos.
Sans surprise, Leonardo promet une collecte de données sécurisée et non intrusive basée sur les flux publics, sans déchiffrer ni stocker le contenu des appareils et des communications interceptées. SignalTrace “fonctionne comme un lecteur de plaques d'immatriculation en capturant les identifiants sans accéder aux données personnelles ni aux messages”, dixit la firme.
Leonardo souligne l’utilité de son système pour suivre l’activité des criminels et détecter les schémas de convois, ou encore analyser des données dans des environnements dépourvus de routes, comme des gares, des grands événements ou des centres commerciaux.
Reste à voir si ce système sera déployé, dans quelle mesure (l’UE pourraient ne pas apprécier), et si le grand public sera prêt à accepter ce pistage toujours plus intrusif, même avec l’objectif affiché d’un meilleur suivi des criminels.
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