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Actualité : Nouvelle fuite de données du fisc, minimisée par le gouvernement : les successions ciblées par les pirates
Le fisc a de nouveau été victime d’une fuite de données de sa base de données liée aux successions. Minimisée par le gouvernement, elle divulguerait des informations déjà accessibles à tous les Français.
© Samuel Boivin/Shutterstock - La DGFiP de nouveau dans de beaux draps : une intrusion dans la base de données des successions entache encore la sécurité des services publics
Il ne fait pas bon d’être les services publics, assaillis de toutes parts de fuites de données, l’Éducation nationale étant la dernière en date. Après les impôts la semaine dernière, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), le fisc pour les intimes, a subi une nouvelle attaque, désormais du côté des successions. Confirmée par le gouvernement et minimisée, elle touche quand même une nouvelle fois aux données sensibles des Français, ce qui interroge de plus en plus sur le niveau de sécurité appliqué aux instances de l’État.
La directrice générale de la DGFiP, Amélie Verdier, a confirmé le 18 août une “troisième fuite” de données en cette année 2026. Loin des informations fiscales des Français du précédent piratage, il s’agit de celles du portail des successions vacantes qui ont été exploitées. Selon elle, cette brèche “n’est vraiment pas du tout de la même ampleur” que les attaques précédentes. Elle ajoute en effet que ces données s’apparentent à celles des “annonces légales” publiques, déjà facilement consultables par le grand public.
“Ce qu’elle “omet” de préciser, c’est que la faille aurait permis d’accéder à des millions de lignes de données, comprenant des identités, adresses, e-mails, dates et lieux de décès, situations matrimoniales et informations patrimoniales, le tout sans aucune authentification”, précise @seblatombe sur X, spécialiste des enjeux de cybersécurité.
Face à cette série noire, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a présenté ses “excuses”, qualifiant au passage la situation d’“insupportable pour les Français”. Reconnaissant que “nos systèmes d’information comportent des faiblesses” (il serait temps de s’en rendre compte), le ministre a annoncé un plan d’action axé sur la lutte contre la compromission des comptes et la formation en cybersécurité au sein des services de la DGFiP.
Au passage, il souligne que des auto-tests “avec des intelligences artificielles sous contrôle” seront prochainement menés afin de faire face aux risques accrus par l’essor de ces technologies. Reste à voir comment tout cela se concrétisera pour la protection des données sensibles des Français, de plus en plus agacés par des services publics où l’enjeu majeur de la cybersécurité semble être pris à la légère.
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