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40 % des cas de démence pourraient être évités : voici les 7 habitudes à surveiller après 60 ans
L'alcool ne détruit pas seulement le foie, il provoque aussi de graves troubles cognitifs, souvent mal diagnostiqués et confondus avec la maladie d'Alzheimer. Au stade précoce et repérée à temps, cette démence, liée à l'alcool, peut être évitée par de simples apports vitaminiques. Malheureusement, en évoluant vers sa forme chronique, le syndrome de Korsakoff est, quant à lui, irréversible, laissant des milliers de personnes en souffrance…... Lire la suite
Mot oublié, clés introuvables, rendez-vous qui s'efface… Après 60 ans, ces petits ratés font parfois resurgir une peur sourde : et si c'était le début de la démence ? Bonne nouvelle, une partie du risque se joue dans des gestes parfaitement ordinaires. Voici les sept habitudes du quotidien à surveiller.
Le déclin cognitif n'est pas une fatalité programmée. Si l'âge et la génétique échappent à notre contrôle, le mode de vie, lui, reste un levier puissant. Selon l'Organisation mondiale de la santé, entre 5 et 8 % des personnes de plus de 60 ans vivent avec une démence, et le nombre de cas pourrait grimper de 82 millions en 2030 à 152 millions en 2050. Pourtant, environ 40 % de ces cas pourraient être évités ou retardés grâce au mode de vie. Sept habitudes banales, fréquentes après la soixantaine, pèsent particulièrement lourd dans la balance.
Pourquoi nos routines comptent-elles autant ? Tout repose sur une notion clé : la réserve cognitive. Plus un cerveau est bien irrigué, stimulé et protégé, plus il résiste longtemps aux lésions.
Une étude publiée dans le British Medical Journal a suivi 29 000 personnes de 60 ans et plus pendant une décennie. Le constat est net : celles qui cumulaient plusieurs comportements sains voyaient leur mémoire décliner bien plus lentement, y compris lorsque leur risque génétique était élevé. Les bonnes habitudes ne réparent pas tout, mais elles ralentissent l'horloge. À l'inverse, certains automatismes grignotent ce capital sans bruit.
Si le vieillissement se traduit par le déclin de certaines fonctions cognitives, il est cependant possible d'adopter un mode de vie sain associant six facteurs qui permettent de protéger sa santé mentale. © ArtMarie, iStock
La sédentarité extrême ouvre la marche. Passer dix heures ou plus assis chaque jour est associé à un risque de démence nettement supérieur. Le remède tient en peu de choses : se lever quelques minutes toutes les heures et marcher vingt à trente minutes par jour.
Vient ensuite le manque de sommeil. Dormir six heures ou moins entre 50 et 70 ans a été relié à un risque accru de démence par la suite. La fierté affichée de ceux qui se débrouillent avec cinq heures se paie cher : viser sept à huit heures régulières reste protecteur.
L'alcool ne détruit pas seulement le foie, il provoque aussi de graves troubles cognitifs, souvent mal diagnostiqués et confondus avec la maladie d'Alzheimer. Au stade précoce et repérée à temps, cette démence, liée à l'alcool, peut être évitée par de simples apports vitaminiques. Malheureusement, en évoluant vers sa forme chronique, le syndrome de Korsakoff est, quant à lui, irréversible, laissant des milliers de personnes en souffrance…... Lire la suite
Le troisième facteur, plus insidieux, est la solitude ressentie. À isolement social égal, le sentiment de solitude augmente le risque. Deux contacts chaleureux par semaine, un appel, un club ou du bénévolat, suffisent déjà à faire une différence.