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La goélette Tara victime de piraterie : "On est un peu choqués" mais "on s'en sort bien", confie un membre d'équipage
"ils étaient cinq ou six et nous ont menacés sur le bateau, ça a été très vite", témoigne le chef de pont, mardi, sur ICI Berry. La goélette scientifique française a été attaquée par des pirates en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le 20 août.
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"On s'en sort bien", témoigne mardi 25 août auprès d'ICI Berry le chef de pont de la goélette scientifique française Tara, victime d'une attaque de pirates dans la nuit du jeudi 20 août, alors que le navire était au mouillage à proximité de la ville de Wewak, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. "On est tous un peu choqués. Ça s'est passé assez vite, c'était assez violent", déclare François Aurat auprès d'ICI Berry, expliquant qu'actuellement, l'équipage "récupère en mer".
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"C'était la dernière nuit, on partait le lendemain. Je pense qu'ils étaient au courant qu'on partait le lendemain matin, avance le chef de pont du navire. Il y a un bateau qui est arrivé vers 22 heures, ils étaient cinq ou six. Ils sont montés sur le bateau, ils nous ont menacés, ça a été très vite".
Armés de fléchettes, couteaux et armes à feu, les assaillants ont volé une demi-douzaine d'ordinateurs et un smartphone, évalués entre 25 000 et 40 000 euros, avant de prendre la fuite à bord d'un bateau à moteur. "Ils ne s'attendaient pas à voir autant de monde, ils étaient un peu stressés, un peu paniqués, donc c'était d'autant plus dangereux car ils étaient bien armés, poursuit François Aurat. On s'en sort bien, on a eu de la chance, avec simplement le vol des ordinateurs et d'un téléphone". Un membre de l'équipage a été blessé très légèrement par des éclats de plomb provoqué par un tir, précise-t-il.
Le voilier a quitté le pays le lendemain comme prévu, pour se diriger vers l'archipel des Palaos. "Toutes les données de la mission avaient été sauvegardées. On n'a rien perdu", a assuré mardi Romain Troublé, directeur de la Fondation Tara Océan.
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