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Canicule en juin après un début d'année sous les inondations : les climatologues avaient-ils prévu une tournure aussi radicale ?
Sommes-nous tirés d'affaire si nous arrivons à limiter le réchauffement climatique à un niveau considéré comme acceptable ? C’est la question à laquelle ont voulu répondre des chercheurs européens.... Lire la suite
Cette année 2026 bascule dans tous les extrêmes : des pluies records et interminables en début d'année, et deux vagues de chaleur précoces en mai et en juin. Cette évolution n'a en fait rien de surprenant.
2026 est loin d'être finie et, avec ses conditions météo extrêmes, cette année provoque déjà la stupéfaction : des français, des politiques, mais certainement pas des scientifiques.
Cet épisode caniculaire sera la 52ᵉ vague de chaleur enregistrée depuis 1947 par Météo France. Et le rythme s'accélère considérablement au XXIe siècle :
L'aggravation des fortes chaleurs n'a rien de surprenant pour les scientifiques : « il existe un niveau de confiance élevé dans le fait que le réchauffement renforcera les risques liés à la chaleur en Europe et que le continent européen connaîtra une augmentation substantielle de la durée, de l'intensité et de la fréquence des vagues de chaleur » déclarait le rapport AR6 du Giec en 2021. « En Europe occidentale, les températures estivales et les extrêmes de chaleur se sont réchauffés beaucoup plus rapidement qu'ailleurs aux moyennes latitudes ». Et pour preuve, la France est depuis le 20 juin le pays avec la plus forte anomalie de température du monde. Il n'y a que certains déserts qui sont les seules régions plus chaudes que la France en ce moment dans le monde !
???? La France connaît la plus forte anomalie chaude sur Terre ! Moins de 2% du monde connaissent actuellement des températures plus élevées, dont notamment le Sahara et le Moyen-Orient. ????️ pic.twitter.com/4bWZ4wpZ4w
Plus que la multiplication des vagues de chaleur, c'est leur aggravation qui est directement causée par le réchauffement climatique, explique Davide Faranda, climatologue au CNRS-IPSL et fondateur de Climameter, un organisme dont l'objectif est de déterminer les causes des catastrophes météo : « la situation atmosphérique observée sur l'Europe occidentale n'est pas exceptionnelle en elle-même. Des configurations similaires se sont déjà produites par le passé. En revanche, les températures associées à ces situations sont aujourd'hui nettement plus élevées. Selon les régions, le réchauffement atteint entre +2 et +4°C par rapport aux occurrences comparables observées dans le climat de la seconde moitié du XXe siècle. À Paris, l'augmentation estimée est de +2,4°C. Ce résultat illustre une caractéristique majeure du changement climatique : il ne crée pas nécessairement de nouvelles configurations météorologiques, mais il amplifie leurs conséquences. Une situation estivale classique produit aujourd'hui des températures significativement plus élevées qu'il y a quelques décennies, augmentant les risques pour la santé, les infrastructures, l'agriculture et les écosystèmes ».
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Avec le temps sec et extrêmement chaud des dernières semaines, nous l'avions presque oublié, mais le début d'année 2026 a été marqué par des pluies incessantes et diluviennes. Dans le Finistère, la pluviométrie du mois de janvier a battu tous les records dans beaucoup de stations. Dans le sud-est de la France également, une succession d'orages diluviens ont enregistré des cumuls records en janvier.
D'un blocage météo à l'autre : si la canicule actuelle est liée à un blocage anticyclonique avec une remontée d'air chaud, les précipitations intenses et régulières du nord du pays en début d'année étaient liées à un autre type de blocage météo. Ce type de situation est causé par plusieurs phénomènes : certains liés à la variabilité naturelle de la météo, et d'autres liés à l'augmentation de l'humidité dans l'atmosphère en raison du r