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FRITZ!Box 4690 : on a testé le « Free des routeurs », enfin disponible en France
Pendant des années, FRITZ! est resté un nom de l’autre côté du Rhin. Pas par manque de qualité, mais parce que le marché français est un cas à part : nos fournisseurs d’accès livrent des box maison déjà très complètes (Freebox, Livebox, etc.), ce qui laisse peu de place à un routeur acheté séparément. Cette logique commence à bouger, et la FRITZ!Box 4690 en est un bon exemple. C’est le premier routeur Wi-Fi 7 sans modem de la marque, donc un appareil qu’on branche derrière une box existante ou, pour les plus aventureux, à la place de celle-ci.
J’ai reçu l’exemplaire de test, je l’ai branché sur une fibre Free à 8 Gb/s symétriques, et j’ai mesuré ce qu’il avait dans le ventre. Avant d’entrer dans les chiffres, un détour s’impose : il faut comprendre d’où vient cette marque pour saisir pourquoi son arrivée intéresse autant les passionnés.
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Derrière FRITZ! se cache une entreprise berlinoise fondée en 1986 sous le nom d’AVM, par quatre étudiants. Le nom FRITZ! est apparu en 1995, et il s’est imposé au point que la société a fini par adopter celui de sa gamme phare : depuis l’été 2025, AVM s’appelle officiellement FRITZ!, la marque s’appuyant sur une notoriété estimée à environ 80 % outre-Rhin.
Le poids de l’entreprise en Allemagne a de quoi surprendre quand on le découvre depuis la France. FRITZ! détient autour de 50 % du marché allemand des routeurs grand public, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 620 millions d’euros en 2022 et environ 880 salariés (chiffres 2022). Ses produits sont conçus à Berlin, fabriqués dans l’Union européenne et vendus dans plus de quarante pays.
Si je devais résumer la place de FRITZ! en Allemagne à un lecteur français, je dirais que l’esprit n’est pas si éloigné de ce que Free représente chez nous. Attention, ce n’est pas la même mécanique : Free est un opérateur, FRITZ! un fabricant de matériel. Mais on retrouve les mêmes ingrédients : une communauté de passionnés très active qui scrute la moindre mise à jour, un système maison qui s’enrichit pendant des années, et une réputation bâtie sur le boîtier lui-même plus que sur l’abonnement. Là-bas, beaucoup de fournisseurs d’accès proposent d’ailleurs une FRITZ!Box par défaut, ou laissent l’abonné brancher la sienne, parce que l’opérateur se contente souvent de fournir la ligne.
C’est précisément cette logique inversée qui explique le retard français. Chez nous, la box est offerte avec l’abonnement et fait déjà presque tout : Wi-Fi, téléphonie, TV, NAS. Acheter un routeur en plus a longtemps semblé superflu. La 4690 vise donc une cible précise : ceux qui veulent un réseau plus performant, une interface plus fine, ou simplement reprendre la main sur leur installation.
Visuellement, la 4690 reste discrète. On reste sur le style FRITZ! : un capot blanc brillant, un insert rouge à l’arrière et un châssis gris foncé, le tout en plastique de bonne facture. C’est posé à plat, sobre, et ça se fond sans peine sur une étagère. Les inscriptions sur le dessus sont imprimées en transversal, mais l’appareil n’est pas conçu pour tenir debout : il vit couché.
L’intérêt de cette box est à l’arrière, où la connectique voit large. On trouve un port WAN à 10 Gb/s, un port LAN à 10 Gb/s et trois ports LAN à 2,5 Gb/s. Aucune prise Gigabit « classique » à 1 Gb/s : tout est au minimum multi-gigabit. Pour un routeur domestique, c’est généreux, presque surdimensionné au regard des abonnements actuels, mais c’est exactement ce qui le rend pertinent sur une fibre rapide et pour les années à venir.
Le reste de la connectique rappelle que FRITZ! reste fidèle à sa vocation de centrale du foyer. On a deux ports téléphoniques (RJ11/TAE) pour un combiné analogique ou un fax, une base DECT intégrée pour la téléphonie sans fil et la domotique, et un port USB 3.0 pour transformer une clé ou un disque en petit stockage réseau partagé. C’est ce genre de détail qu