// LES NUMÉRIQUES — INTELLIGENZA ARTIFICIALE
Actualité : Beam Ultra : fini la virtualisation, Sonos fait passer sa barre de son intermédiaire au 7.1.2
Sonos muscle sa barre de son de milieu de gamme avec la Beam Ultra, qui troque la virtualisation Atmos pour une véritable configuration 7.1.2. Plus ambitieuse, mieux équipée et toujours compacte, elle fait aussi grimper la facture à 699 €.
Dans la foulée de sa plateforme Sonos 27 et de son nouveau casque sans fil Ace Ultra, Sonos a dévoilé la barre de son Beam Ultra. Modèle intermédiaire de la gamme, à mi-chemin entre la Ray et l’Arc Ultra, elle succède à la Beam (Gen 2), lancée il y a presque cinq ans. Sa dénomination "Ultra" traduit une volonté de montée en gamme plutôt que de simple renouvellement, comme Sonos l’avait déjà fait en passant de l’Arc à l’Arc Ultra.
La Beam Ultra adopte une architecture sonore totalement repensée par rapport à celle de sa devancière. Elle passe d’une configuration 5.0 à 7.1.2 grâce à l’ajout de deux haut-parleurs frontaux et de deux tweeters verticaux. Grande première pour une barre de son milieu de gamme Sonos, la Beam Ultra cumule désormais quatre véritables woofers, ce qui lui permet de s’affranchir de radiateurs passifs et de revendiquer un canal LFE. Grâce à ces améliorations, elle entend donc délivrer des basses convaincantes sans caisson externe, mais surtout restituer pleinement les effets tridimensionnels du Dolby Atmos, là où la Beam (Gen 2) se contentait d’une virtualisation.
Le haut-parleur médium/aigu central adopte un nouveau guide d’ondes, associé à une conception mécanique repensée ainsi qu’à un traitement numérique du signal (DSP) inédit. Ce dernier va de pair avec quatre niveaux d’amélioration par IA, capables d’optimiser l’intelligibilité des dialogues en temps réel. Bien sûr, la Beam Ultra conserve des unités latérales afin de rendre justice aux effets surround et de délivrer une large scène sonore.
À l’exception d’une grille acoustique sur sa face supérieure et de commandes tactiles déplacées en conséquence, la Beam Ultra ressemble beaucoup à son aînée. Sonos s’est en effet attachée à conserver un format compact malgré les optimisations acoustiques. Elle s’affine ainsi très légèrement pour encore moins occulter l’image du téléviseur, tout en étant seulement un peu plus longue et plus profonde. Par ailleurs, elle conserve un poids de 2,9 kg, identique à celui de la Beam (Gen 2). Malgré cette compacité, Sonos l’annonce capable de sonoriser un téléviseur de 65".
La Beam Ultra conserve les fonctions phares de Sonos, comme le système de calibrage acoustique par microphone TruePlay, le basculement du signal vers un casque Ace Ultra et le contrôle par commandes vocales via Sonos Voice Control. Pour l’heure, la marque n’a fait aucune mention de l’intégration d’Alexa ou de Google Assistant.
Pour l’écoute musicale, outre un récepteur Bluetooth 5.3, la barre comprend un module Wi-Fi 6 permettant de streamer sans perte via AirPlay 2 ou le protocole propriétaire de Sonos. Cette connectivité peut bien sûr être mise à profit pour intégrer la Beam Ultra au sein d’un écosystème multiroom Sonos. La barre conserve un port HDMI eARC, mais ajoute un port USB-C permettant de connecter une source mini-jack ou un routeur avec un câble Ethernet, via des adaptateurs propriétaires optionnels. Dommage que l’adaptateur optique conçu pour se connecter au port HDMI ne soit plus inclus dans la boîte.
Via l’application Sonos, outre un égaliseur à bandes et l’accès aux services de streaming, on retrouve bien sûr des menus permettant d’associer un caisson de basses et/ou des enceintes arrière Sonos, sans le moindre câble, dans une logique d’évolution. Petite nouveauté : les enceintes sur batterie Play et Move 2 peuvent désormais faire office de satellites, au même titre que les Era 100 et Era 300.
D’ores et déjà disponible en précommande, la Beam Ultra sera commercialisée à partir du 29 septembre 2026 dans des colis noir et blanc. Lancée à 699 €, elle affiche une hausse tarifaire de 200 € par rapport au prix de lancement de la Beam (Gen 2). Celle-ci s’explique logiquement par une architecture acousti