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Braquages : ces armes factices ultra réalistes utilisées par des malfaiteurs
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Jérôme Cathala
À Mougins, trois hommes armés ont braqué une luxueuse villa en pleine journée avant d'être arrêtés par le GIGN. Les armes utilisées, retrouvées avec le butin, étaient factices mais ultra réalistes. Un phénomène qui inquiète les forces de l'ordre, alors que ces répliques peuvent être utilisées lors de braquages.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Sur des images de vidéosurveillance, on peut voir trois malfaiteurs à l'assaut d'une luxueuse villa en pleine journée à Mougins, près de Cannes. Visage dissimulé, main gantée, armé d'un fusil d'assaut qui ressemble à une Kalachnikov. Avec l'arme, l'homme brise une baie vitrée pour pénétrer à l'intérieur. La maison est inoccupée. Les assaillants repartent avec des sacs de luxe. Ils prennent le temps de ramasser plusieurs objets tombés à terre.
Alertés, les gendarmes arrivent sur les lieux. Deux jours plus tard, ils localisent les suspects, arrêtés par le GIGN au Cannet. L'intégralité du butin est retrouvée. Les armes du braquage également, et surprise, elles sont factices, mais ultra réalistes. "Cet été, nous avons eu sur le secteur une augmentation du nombre de cambriolages, à la fois avec violence et également en présence d'armes, que ce soit des armes réelles, des armes qui vont tirer soit du gaz, soit des munitions à blanc, ou des armes inopérantes. Et finalement, le but est atteint, faire peur aux victimes pour pouvoir les impressionner et leur soutirer de l'argent", explique le Lieutenant-Colonel Guillaume Plaidy, commandant de la gendarmerie de Cannes.
Des braquages avec des armes factices. Un phénomène loin d'être isolé en France, comme lors d'une attaque de boulangerie également filmée à l'aide d'une caméra de vidéosurveillance, elle dure 20 secondes. Le butin du voleur : 400 euros. Ces copies d'armes s'achètent légalement dans des armureries spécialisées. Seule condition : avoir plus de 18 ans et présenter une pièce d'identité. "En termes de ressemblance, on est quasiment sur la réalité. Si, en plus, on tire avec des balles à blanc 9 mm, ça vous fait un boucan d'enfer", précise Michel Accos, propriétaire de l'armurerie Tatanka.
Si les armes sont factices et très ressemblantes, la peine encourue est la même qu'avec des armes réelles. À Mougins, les suspects risquent 10 ans de prison.
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