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Actualité : Les panneaux solaires pas chers, c’est terminé : la faute à cette directive de l’Union européenne
Face à des risques de sécurité, l’Europe envisagerait toujours de sanctionner les panneaux solaires chinois, quitte à faire augmenter la facture de ses concitoyens de près de 40 %.
© bombermoon/Shutterstock - Les onduleurs chinois exclus d'Europe, le prix des panneaux solaires va sans aucun doute flamber
Coup dur pour le photovoltaïque, la Commission européenne persiste et signe face aux équipements fabriqués en Chine. Ce sont précisément les onduleurs des panneaux solaires qui sont pointés du doigt, présentant une menace pour la souveraineté européenne à cause de risques de coupures à distance. Une protection du réseau électrique brandie par Bruxelles qui va sérieusement faire grimper les prix, au risque de freiner la transition énergétique.
Vers la mi-juin, Reuters a partagé un rapport intéressant sur l’impact des restrictions imposées par l’Union européenne sur les onduleurs chinois, éléments clés des panneaux solaires. Pour rappel, il s’agit des boîtiers connectés permettant de convertir le courant continu des panneaux en courant alternatif injectable sur le réseau.
Bien qu’ils permettent aux constructeurs de les surveiller et de les mettre à jour à distance, la Commission craint que cette connectivité omniprésente ne serve de porte d'entrée silencieuse à diverses attaques. En prenant le contrôle de ces équipements, des personnes malveillantes (États compris) pourraient couper brutalement l'injection d'électricité, provoquant ainsi un blackout massif à l'échelle du continent.
Une précaution bienvenue, mais non sans impact sur le portefeuille. Les géants asiatiques représentent environ 70 % de l’approvisionnement en onduleurs pour panneaux solaires sur le Vieux Continent. En abandonnant ces modèles, il faut se tourner vers les alternatives européennes, 20 à 40 % plus chères d’après Reuters.
En coupant les subventions publiques aux projets utilisant ces onduleurs jugés “à risque”, l'UE se tire une balle dans le pied. Les experts estiment d’ailleurs que cette décision affecterait 14 gigawatts de nouvelles capacités solaires, et ferait chuter les installations de deux tiers dans les régions très dépendantes de ces aides d'ici trois ans.
Autre point noir, les projets privés non subventionnés ainsi que les 200 gigawatts d'onduleurs chinois déjà actifs à travers toute l’Europe ne sont pas concernés par cette restriction.
Des actions devront donc être prises au niveau national pour protéger le réseau existant. La Lituanie a par exemple décidé de bloquer certains accès à distance, alors que la Pologne envisage sérieusement une interdiction totale de ces équipements étrangers sur son territoire.
Un difficile équilibre entre sécurité et transition énergétique, qui devrait donc grandement chambouler le déploiement des panneaux solaires sur le continent européen dans les années à venir.