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Test du DJI Romo P2 : la deuxième génération qui transforme l’essai
Cela fait un an que le DJI Romo P première génération sillonne ma maison, je le compare à tous les aspirateurs robots testés depuis (et j’en teste 1 à 2 par mois). Notre test l’avait consacré au point de lui décerner le titre de meilleur robot aspirateur de l’année : une navigation impeccable, héritée de l’univers des drones, et un entretien réduit à presque rien. Une entrée en matière très impressionnante pour un constructeur qui n’avait jamais touché au ménage.
Tout n’était pas parfait pour autant. Le logiciel sentait la bêta : des fonctions manquaient au lancement et sont arrivées au compte-goutte, mise à jour après mise à jour, tout au long de l’année. Et la puissance d’aspiration, correcte, restait en retrait face aux fleurons du marché. Avec le Romo 2, DJI veut transformer son entrée dans le secteur en victoire durable. Nous avons testé la version P2, la plus complète, pendant plusieurs semaines.
Avant de plonger dans le test, on change nos habitudes, regardons ce qui change sur le Romo P2 : chaque poste critiqué sur la première génération a été repris, à commencer par la puissance.
Trois nouveautés retiennent particulièrement mon attention. Le bras de lavage d’abord : DJI abandonne le double bras de la première génération au profit d’un unique bras oscillant à très grande amplitude, 123° contre 68°, guidé par son propre capteur LiDAR pour éviter collisions et coincements.
Sa portée gagne 7,8 cm et il glisse la serpillière 4,5 cm plus loin sous les meubles surélevés. Le débattement total du bras passe ainsi de 4,6 cm sur l’ancien système à 12,4 cm. Les jambes robotisées ensuite, qui soulèvent le châssis pour enjamber jusqu’à 8,5 cm sur une double marche.
Et la plaque de pression enfin, qui s’abaisse sur les tapis pour créer une semi-étanchéité avec le sol et concentrer l’aspiration au cœur des fibres. Le principe est tout bête : en réduisant le volume d’air qui s’engouffre sur les côtés, la dépression grimpe dans la cavité d’aspiration, exactement comme lorsqu’on plaque la paume sur l’embout d’un aspirateur. Voyons ce que tout cela donne en vrai.
Le Romo 2 reprend la signature esthétique de son aîné : un corps semi-transparent qui dévoile la mécanique interne, sur le robot comme sur la station. C’est unique sur le marché, et nous, on adore : le robot devient presque un objet de décoration, qui n’a pas besoin d’être caché derrière un canapé. Nous comprenons toutefois que ce parti pris ne fasse pas l’unanimité ; on aime ou on déteste, il n’y a pas d’entre-deux.
Notez que de la buée ou quelques particules peuvent apparaître à l’intérieur du capot transparent, un phénomène normal selon DJI, que nous avons effectivement constaté sans aucune conséquence.
D’ailleurs, petite remarque au passage, en un an, ce design « transparent » n’a pas donné l’impression d’être plus sale qu’un design classique. C’était une des craintes récurrentes lors du lancement de la première itération.
Sous le capot, l’artillerie de capteurs impressionne : LiDAR, capteurs 3D ToF à l’avant, sur les côtés et à l’arrière, deux caméras RGB, objectifs fisheye binoculaires et une lampe révélatrice de poussière qui projette un faisceau doux et uniforme au ras du sol, couvrant jusqu’à 2 000 cm². Un mot sur le ToF (time of flight) : le capteur mesure les distances en chronométrant l’aller-retour d’une impulsion lumineuse, la même recette que sur les drones de la marque. Les deux objectifs fisheye offrent quant à eux une vision stéréoscopique, donc une vraie perception du relief, là où beaucoup de concurrents se contentent d’une caméra unique. La lampe, elle, aide le robot à repérer la saleté fine et à naviguer dans la pénombre, sans éblouir ni déranger les animaux.