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Actualité : Climatisation : ce danger invisible (et interdit d'ici 2030) qui peut se cacher dans votre appareil
Derrière la fraîcheur salvatrice des climatiseurs se cache un lourd bilan environnemental. Si leur consommation électrique pèse sur le portefeuille, c'est surtout leur gaz réfrigérant qui représente un danger invisible pour la planète. R410A, R32, propane : faisons le point sur ces fluides qui dictent l'impact écologique de votre appareil.
S'ils apportent un confort indéniable lors des vagues de chaleur, les climatiseurs restent pointés du doigt pour leur empreinte écologique. Au-delà de leur moteur gourmand en électricité, le véritable cœur du problème réside dans leur circuit fermé. À l'image de nos réfrigérateurs, ces appareils s'appuient sur des fluides frigorigènes indispensables pour refroidir l'air, mais dont le pouvoir de réchauffement global s'avère parfois des milliers de fois plus destructeur que le CO2. Alors que les anciens gaz CFC, coupables d'avoir percé la couche d'ozone, appartiennent au passé, la génération actuelle fait face à des restrictions européennes de plus en plus sévères.
Autant dire que l’Accord de Kyoto signé en 1997 et des règlements européens mis en place en 2006 (réglementation F-Gas) et 2015 (F-Gaz II) visent à une interdiction progressive des fluides HFF, une interdiction totale étant prévue pour 2030. En attendant, les industriels se sont tournés vers le fluide R32, un mélange de fluides HFC qui divise par trois son impact sur l’effet de serre par rapport au R410A avec un PRG de 675. C’est mieux, mais ce n’est pas vraiment satisfaisant, car cet impact est encore 600 fois supérieur à celui du CO2.
Une autre voie possible est celle de l'utilisation d'hydrocarbures comme les gaz réfrigérants R290 (propane) et R600A (isobutane) qui ont un PRG très faible et aucun impact sur la couche d’ozone. Ils présentent cependant un risque d’inflammabilité et d’explosion — un risque faible, mais qui existe.
Certains constructeurs adoptent progressivement les fluides HFO (HydroFluoroOléfine). C’est notamment ce qu'a déjà fait le français Carrier pour certaines de ses solutions industrielles. Cette nouvelle génération de fluide se caractérise par son impact nul sur la couche d’ozone et son action très faible sur l’effet de serre. Ils sont légèrement inflammables. Signalons que ces fluides sont d’ores et déjà critiqués notamment par Greenpace en raison de leur procédé de fabrication qui aurait un fort impact environnemental et de la présence dans leur composition de sous-produits toxiques.
D’autres fluides frigorigènes s’appuient sur de l’ammoniac, mais sa toxicité et son inflammabilité le réservent pour l’heure au secteur industriel. Ils se montrent en revanche très performants sur le plan énergétique et ils n’ont aucun impact sur la couche d’ozone et l’effet de serre.
Si on ne peut nier l'impact écologique de la climatisation, il faut aussi saluer les efforts de l'ensemble de la filière pour améliorer les choses.
Les systèmes de climatisation sont de gros consommateurs d’énergie. Certains évoquent une augmentation de plus de 20 % de la facture d’électricité lorsque la clim est activée dans un appartement de 45 mètres carré. Le site kelwatt.fr fait des estimations du coût de l’utilisation durant un été, à raison de 4 heures par jour, d’une climatisation. Si votre fournisseur est classiquement EDF, il vous en coûtera autour de 200 €. Ce n’est pas négligeable. Total Direct Energie indique, lui, que le coût horaire d’un climatiseur peut varier entre 1 et plus de 50 centimes d’euros par heure d’utilisation en fonction de l’équipement choisi et du niveau de chaleur à combattre.
Mais le pire est à venir. En effet, avec la montée générale des températures, l’équipement massif en systèmes de climatisation semble inéluctable. Dans les pays développés bien sûr, mais aussi dans les pays en développement qui sont potentiellement encore plus touchés par le réchauffement climatique. Or, il semble logique, compte tenu des revenus moyens de ces nations, que les systèmes installés soient d’ancienne génération, des produ