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Vénus : ces molécules du vivant ont résisté à une expérience que l’on croyait impossible et relancent la question de la vie
On pensait que seules les molécules les plus simples pouvaient naître et exister dans l’espace interstellaire. Mais de nouvelles expériences montrent que des réactions chimiques plus complexes peuvent se produire dans les nuages de poussières interstellaires : les premières briques nécessaires à la vie apparaissent bien plus tôt que prévu !... Lire la suite
La vie pourrait-elle se développer dans les nuages d’acide sulfurique de Vénus ? L’hypothèse fait débat, mais reste présente, renforcée par de récents travaux de recherche. Ceux-ci montrent en effet que des acides aminés, qui forment les briques de base du vivant, sont capables de survivre dans les conditions atmosphériques de la planète.... Lire la suite
Et si certaines molécules indispensables au vivant étaient bien plus résistantes qu’on ne le pensait ? Des chercheurs ont découvert que plusieurs peptides peuvent rester stables pendant des semaines dans de l’acide sulfurique presque pur et même adopter des structures tridimensionnelles bien définies. Un résultat qui élargit encore le champ des possibles dans la quête de vie extraterrestre.
Une température d'environ 460 °C, une pression atmosphérique de 93 fois supérieure à celle de la Terre, une atmosphère composée quasi exclusivement de CO2, un ciel éternellement plombé de nuages d'acide sulfurique et un volcanisme actif : voilà les conditions dantesques qui règnent à la surface de Vénus. Aucune forme de vie terrestre connue ne pourrait survivre longtemps à la surface de cette planète. Même des engins robotisés ne peuvent fonctionner bien longtemps dans cet enfer. Et pourtant, les exobiologistes continuent de s'intéresser à Vénus. Pourquoi ?
La surface de Vénus vue par les sondes Venera 13 et Venera 14 qui n'ont survécu que quelques dizaines de minutes. © Soviet Space Agency, IPF APOD, Don P. Mitchell
« On ne connaît vraiment pas encore toute l'étendue des types de planètes qui existent dans l'Univers. Nous recherchons des exoplanètes qui pourraient être de véritables jumelles de la Terre, mais que se passerait-il si elles étaient en réalité toutes... des jumelles de Vénus ? », s'interroge Sara Seager, Professeur en Sciences planétaires. Car si la Terre présente des conditions particulièrement favorables au développement de la vie, il est probable que de telles conditions soient rares dans l'Univers.
Réfléchir à la possibilité d'une vie extraterrestre demande donc de s'ouvrir à des alternatives bien plus vastes et à envisager que la vie puisse se développer dans des environnements a priori très hostiles sous des formes peut-être très différentes de celles que nous connaissons sur Terre.
On pensait que seules les molécules les plus simples pouvaient naître et exister dans l’espace interstellaire. Mais de nouvelles expériences montrent que des réactions chimiques plus complexes peuvent se produire dans les nuages de poussières interstellaires : les premières briques nécessaires à la vie apparaissent bien plus tôt que prévu !... Lire la suite
Ainsi, si la surface de Vénus semble bien trop chaude et aride pour que la vie s'y développe, sa couverture nuageuse, qui s'étend entre 48 et 64 kilomètres d'altitude au-dessus de la surface, pourrait présenter des conditions plus hospitalières. Reste à savoir si des molécules biologiques pourraient résister dans cet environnement très corrosif.
Vénus et son enveloppe de nuages d'acides sulfuriques capturée par la sonde Mariner 10 de la Nasa. © Nasa