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"Il est en vacances, il peut aller partout" : la colère de parents après la remise en liberté d'un animateur soupçonné de viols et d'attouchements sur de jeunes enfants
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Le scandale du périscolaire revient dans l'actualité, avec une enquête de la cellule investigation de Radio France, qui montre que 20 villes françaises sont concernées. En parallèle, selon une information révélée par franceinfo, un suspect de viol placé en détention a été libéré car "la justice ne pouvait pas garantir sa sécurité". Incompréhensible pour les parents, vent debout contre cette décision.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Une affaire de violences sexuelles est-elle en train de devenir un scandale judiciaire ? À Tarnos, dans les Landes, un animateur périscolaire de 37 ans est soupçonné d'avoir violé et commis des attouchements sur plusieurs enfants, tous âgés de 3 à 4 ans. Manon est la première à donner l'alerte après que sa fille s'est plainte de plusieurs caresses. "Elle me dit : 'Untel m'a touché le zizi', et je lui dis 'Est-ce que tu veux me montrer comment il l'a fait ?'. Et donc, là, elle m'a mimé les gestes, elle a baissé sa culotte, elle m'a mimé les gestes et elle a remonté sa culotte", raconte la mère de famille.
Manon porte plainte. De nombreuses autres familles questionnent alors leurs enfants, et plusieurs autres cas similaires sont décrits, tous de la part du même animateur. "Elle nous a assuré qu'elle avait vu le zizi de ****, qu'il s'était passé des choses à la sieste, des attouchements", témoignent Delphine et Mathieu, deux autres parents plaignants.
Quatorze plaintes au total sont étudiées par les enquêteurs. L'animateur est donc mis en examen et placé en détention provisoire, mais remis en liberté quelques jours plus tard seulement, la cour d'appel de Pau craignant pour sa sécurité en détention. L'homme de 37 ans a désormais obligation de résider dans une autre région et interdiction d'exercer un contact fréquent avec des mineurs. Pour les familles, le savoir en liberté est un choc : "Il n'a même pas de bracelet électronique, donc en fait, il est en vacances ce monsieur, il peut faire ce qu'il veut. En fait, il peut aller partout", déplore Gaëlle, une autre mère ayant porté plainte.
Une colère d'autant plus grande que cet homme a fait l'objet de nouvelles accusations depuis sa mise en examen.
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