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Je suis monté à bord de l’Audi A2 e-tron : 649 km d’autonomie et un nom mythique pour se démarquer des chinoises
Depuis 2019, Audi vend des voitures électriques. La gamme s’est étoffée et améliorée, mais il manquait encore un modèle compact, capable d’attirer une autre clientèle – le tout dans un contexte de fin de commercialisation des A1 et Q2, les petites voitures thermiques de la marque.
Ce rôle, assez crucial, est donc confié à l’Audi A2 e-tron, une berline compacte électrique qui vient avec une vraie proposition : reprendre la silhouette et l’héritage de l’A2 des années 2000 pour mettre à l’honneur la tradition d’ingénierie de la marque.
Bonus : son aérodynamisme léché et sa plateforme technique permettent d’abaisser la consommation et donc d’augmenter l’autonomie par rapport à ses cousines, les Volkswagen ID.3 Neo et Cupra Born. Partons à sa découverte.
Avant court et bombé, empattement généreux, ligne de toit ultra-fuyante et arrière abrupt : pas de doute, l’A2 e-tron est bien la descendante de l’A2 – à l’époque la vitrine de l’ingénierie Audi, avec sa carrosserie en aluminium et sa version homologuée à 3 litres aux 100 km.
En 2026, le gazole a été remplacé par l’électricité, de quoi aller encore plus loin sur le rendement interne et l’aérodynamisme. Le travail sur la face avant (absence de calandre, prise d’air active), sur les flancs (une pièce en plastique comble l’espace entre le passage de roue et les pneus), sur les soubassements intégralement carénés et sur la partie arrière qui regroupe toutes les astuces imaginables (arêtes franches, aileron, diffuseur, etc.) permet à Audi d’annoncer un coefficient de pénétration dans l’air (Cx) de 0,24.
Au-delà de la prouesse technique, à quoi ressemble cette A2 électrique ? Je ne vous cache pas être plutôt convaincu. Certes, ma sympathie pour l’A2 originelle doit aider, mais la nouvelle itération présente bien.
La face avant, avec son masque noir et sa largeur importante, accroît sa présence ; les belles jantes des versions présentées donnent un vrai cachet au profil tandis que la face arrière, animée par les feux très fins et cet aileron séparant la vitre arrière en deux parties, présente bien. Oh, et je préfère le vert pistache au bleu électrique – chacun ses goûts.
Ma seule limite : les poignées de porte sont remplacées par des ailerons à la base des vitres. Audi promet une ouverture aussi facile qu’un tiroir et ma (courte) expérience est plutôt convaincante.
Seulement, le traitement en noir laqué promet un vieillissement compliqué, tandis que se pose la question du déverrouillage en cas d’urgence, dans un contexte où la Chine serre la vis et où l’Europe semble s’y pencher. Sur ce sujet, Audi promet que chaque porte est alimentée par sa propre batterie pour permettre le déverrouillage même en cas d’accident.
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