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Quels réflexes adopter face aux chiens de troupeau pour éviter les attaques ?
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C'est une cohabitation qui parfois tourne mal : entre les chiens de berger, les traditionnels Patou et les randonneurs. Cet été, et notamment la semaine dernière, les incidents se sont multipliés en montagne, avec plusieurs attaques recensées. Face à cette situation, une association mène des actions de prévention auprès des vacanciers qui évoluent en montagne. Quels sont les bons réflexes à adopter ? Reportage en Haute-Savoie.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le quotidien de Baptiste Ellmenreich, traileur professionnel, est de ses journées sur les sentiers de montagne. L'an dernier, le Savoyard a vu l'un de ses entraînements tourner au cauchemar. "Je partais m'entraîner en septembre dernier, lors d'une journée un peu pluvieuse, dans le brouillard. Au bout de deux heures, en passant dans un alpage, j'ai commencé à entendre les chiens aboyer", raconte-t-il. Après plusieurs minutes à l'arrêt, les chiens se calment, mais un geste brusque - une glissade dans la pente -, déclenche une série d'attaques. "Ça dure une ou deux minutes. C'est allé assez vite, mais moi, j'ai trouvé le temps long", se souvient encore Baptiste, qui détaille ses cicatrices : "Donc là, on a pas mal de différents crocs, un peu devant, au genou aussi." Dans les Alpes, les accrocs entre randonneurs et chiens de protection se multiplient, passant de quelques cas en 2020, à près d'une centaine d'attaques recensées l'an dernier.
Théo Cerdan élève 70 bêtes. Avec le retour du loup, les Patous deviennent indispensables pour protéger les troupeaux. "Sa présence à elle, elle me permet de me dire : 'Je peux laisser les brebis là-dedans.' La chienne, elle remplace peut-être ce que moi, j'aurais dû faire à sa place comme surveillance et comme gardiennage", explique l'éleveur. Au total, on dénombre 7 000 chiens de protection déployés rien que sur l'arc Alpin, c'est deux fois plus qu'en 2020. Et avec la fréquentation touristique qui augmente, la cohabitation devient difficile.
Une association, avec l'aide de 150 bénévoles, tente d'apaiser les tensions. "On voit bien qu'il y a des gens qui ont été attaqués et qui sont confinés à l'hôpital", reconnaît un coureur interpellé sur la question. Au contact des randonneurs, Maël Guyon, chef du programme "Entre chien et loup" chez WWF, distille les bons gestes à adopter. "Il faut leur parler comme si vous parliez à un petit chien. Ça marche très bien. Il y a deux intérêts : rassurer le chien, avec une voix apaisée, et vous rassurer, vous", conseille-t-il. Ne pas regarder le chien dans les yeux, poser ses bâtons de marche et se laisser renifler, ou contourner l'alpage quand c'est possible, est également recommandé. Mais aussi : "On peut essayer de bailler. Bailler, c'est un signal d'apaisement chez les chiens, et ça peut fonctionner", indique encore Maël.
Pour des randonneurs, il y a la théorie et la pratique. "J'imagine un chien me déboulant dessus et essayer de mettre en place ce qui est dit. Je pense qu'il faut une certaine maîtrise", pointe l'une d'eux.
Garder son sang-froid est souvent la clé pour des rencontres apaisées. L'immense majorité des accidents surviennent après un geste brusque ou violent à l'encontre du chien.
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