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Tiques : un nouveau virus découvert en Chine infecte l’être humain et pourrait aggraver une autre infection
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La morsure d'une tique peut être grave si elle n'est pas prise en charge rapidement. Avec l'été et l'envie de flâner dans les jardins ou d'arpenter la campagne, comment éviter les morsures et que faire si une tique parvient à s'accrocher à votre peau ?... Lire la suite
Fièvre, fatigue, troubles digestifs… Les symptômes faisaient penser à une infection déjà connue, mais les tests revenaient négatifs. En cherchant ce qui rendait réellement les patients malades, des scientifiques ont découvert un virus transmis par les tiques qui échappait jusqu’ici à leur surveillance.
En France hexagonale, un peu plus de 35 000 cas de borréliose de Lyme ont été diagnostiqués en médecine générale en 2024, selon Santé publique France. Mais cette infection bactérienne est loin d'être la seule maladie susceptible d'être transmise par une tique. Ces petits acariens peuvent également transporter des virus, dont certains restent encore inconnus des scientifiques. Une équipe chinoise vient justement d'en identifier un nouveau chez des patients souffrant d'une fièvre inexpliquée. Ses travaux ont été publiés le 2 septembre 2026 dans le New England Journal of Medicine.
Tout est parti d'une anomalie. Plusieurs patients présentaient les signes du syndrome de fièvre sévère avec thrombocytopénie, une maladie transmise par les tiques en Asie. Provoquée par le bandavirus de Dabie (DBV), elle entraîne notamment une forte fièvre et une diminution du nombre de plaquettes dans le sang. Pourtant, les analyses réalisées chez certains malades ne retrouvaient pas le virus censé être responsable de leurs symptômes.
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Les chercheurs ont donc étudié les prélèvements sanguins de 3 163 patients fiévreux ayant été exposés à des tiques. En analysant le matériel génétique présent dans leur sang, ils ont découvert un autre agent pathogène, baptisé nairovirus de la tique asiatique à longues cornes, ou ALTNV.
Des traces de ce virus ou des anticorps témoignant d'une infection récente ont été détectés chez 10,4 % des participants. Cette proportion atteignait 15,1 % parmi les patients négatifs au DBV.
Chez les 56 personnes uniquement infectées par l'ALTNV, les symptômes les plus fréquents étaient la fatigue et les troubles gastro-intestinaux. Certaines présentaient aussi une baisse du nombre de plaquettes ou des signes d'atteinte du foie. Toutes ont guéri sans séquelles.
Trente-huit autres patients étaient infectés simultanément par l'ALTNV et le DBV. Ils souffraient plus fréquemment de troubles respiratoires et d'insuffisance rénale que ceux atteints uniquement par le DBV. Sept sont décédés. Ces observations suggèrent que la co-infection pourrait aggraver la maladie, sans permettre d'attribuer précisément ces décès au nouveau virus.