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DIRECT. Procès Aramburu : deuxième jour d'audience à la cour d'assises de Paris, la personnalité du co-accusée Loïk Le Priol abordée mardi après-midi
La cour avait commencé l'audience mardi matin par scruter le passé de Romain Bouvier.
La salle Voltaire de la cour d'assises de Paris est encore pleine à craquer, mardi 8 septembre, à l'occasion du deuxième jour d'audience au procès de l'assassinat du rugbyman argentin Federico Martin Aramburu en mars 2022. Depuis 9h45, ce sont les personnalités de Loïk Le Priol et Romain Bouvier, respectivement jugés pour assassinat et tentative d'assassinat, qui sont abordées. On en apprendra aussi davantage sur les deux autres accusés, Lyson Rochemir, ancienne petite amie de Loïk Le Priol poursuivie pour complicité de tentative d’assassinat, et Anthony Sorrentino, à qui l’on reproche d'avoir aidé Romain Bouvier dans sa cavale. Suivez notre direct.
• Romain Bouvier s'explique sur la présence d'un exemplaire de "Mein Kampf" chez lui. A la barre, mardi matin, l'accusé a justifié la présence de cet ouvrage d'Adolf Hitler par le fait qu'il s'agissait d'une édition "très rare, en allemand et caractères gothiques". D'autres livres d'extrême droite se nichaient dans les étagères du haut de sa bibliothèque. Mais Romain Bouvier affirme qu'il possède également des ouvrages "d'extrême gauche", citant Mao et Marx. "Les ouvrages politiques ne représentent même pas 5% de ma bibliothèque", a-t-il assuré.
• "Quand je vois la personne que j’étais à l’époque, j’ai le vertige", déclare Romain Bouvier. A la barre, Romain Bouvier est revenu sur une autre affaire pour laquelle il a été condamné à cinq ans de prison, dont trois ferme, en juin 2022. Il s'agit de celle concernant les violences volontaires commises en 2015 sur Edouard Klein, chef du GUD, un groupe d'extrême droite aujourd'hui dissous. "J’ai eu un comportement lamentable, inexcusable (...) Quand je vois la personne que j’étais à l’époque, j’ai le vertige", a-t-il déclaré.
• Loïk Le Priol répète avoir "tiré" pour se "défendre". L'ouverture du procès, lundi, a été marquée par les premiers mots à la barre des accusés. Le militant d'ultradroite Loïk Le Priol a de nouveau plaidé la légitime défense. "Je suis l'auteur de la mort de Federico Martin Aramburu. J'ai toujours expliqué avoir tiré pour me défendre", a-t-il déclaré. "Je conteste totalement les faits", a lancé de son côté Romain Bouvier, debout, le torse tourné vers la cour.
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