// CLUBIC — HARDWARE & GADGET
Avec la canicule et les températures affolantes, la téléconsultation médicale bat tous ses records en France (Interview)
Alors que la France étouffe sous une canicule historique, les urgences physiques saturent totalement, et beaucoup se déportent vers la téléconsultation médicale, qui explose ces dernies jours. Medadom, l'une des principales plateformes françaises, se confie à Clubic sur cette semaine hors du commun.
Depuis plusieurs jours, qui paraissent tous interminables, la France traverse une vague de chaleur, une canicule d'une sévérité exceptionnelle, qui pousse nos thermomètres à des niveaux jamais observés. Les hôpitaux peuvent très rapidement être en tension, mais la technologie s'impose comme un vrai recours pour les Français, une réalité décryptée à travers notre interview du président-directeur général de Medadom, le médecin Elie-dan Mimouni. Le dirigeant de la plateforme de téléconsultation hexagonale nous révèle comment ses infrastructures technologiques et son réseau de médecins parviennent à absorber ce pic d'activité sans sombrer.
Protection complète contre les intrusions, incendies et accidents domestiques
Le constat physique est là, et les serveurs informatiques le ressentent de plein fouet. Météo France a confirmé que le mercredi 24 juin est devenu la journée la plus chaude jamais enregistrée dans l'histoire du pays, avec une moyenne nationale atteignant le seuil inédit de 30°C sur 24 heures. Les nuits parisiennes et nantaises ne descendent plus sous les 26°C par exemple, empêchant les organismes et les processeurs de refroidir convenablement. Sans exagérer, on peut dire que pour des millions de Français, c'est une véritable épreuve de force qu'il faut affronter cette semaine.
Avec une telle envolée du thermomètre, le comportement des patients a changé en l'espace de quelques jours. Sur la plateforme Medadom, les motifs de consultation liés à la chaleur ont été multipliés par six cette semaine, une accélération fulgurante, comparée à l'an passé. Le docteur Elie-Dan Mimouni, cofondateur de l'entreprise, confirme cette tendance de fond. « C'est un signal sans précédent dans nos données. Lors de la vague de chaleur de juin 2026, les téléconsultations quotidiennes liées à la canicule ont été multipliées par 6 », nous dit-il.
L'Île-de-France et l'Occitanie mènent cette détresse thermique urbaine où le manque de fraîcheur nocturne sature les urgences. Et la téléconsultation en profite pour servir d'alternative. Pour le dirigeant de Medadom, cette bascule démontre une certaine maturité des usages, et est « la preuve que la téléconsultation joue pleinement son rôle quand le système de soins est sous pression ». Il ajoute : « Ce que cela dit, c'est que les Français ont intégré la téléconsultation comme un réflexe en période de tension sanitaire. C'est exactement pour ça que nous existons ».
Pour tenir le choc d'un trafic aussi colossal sans s'effondrer, il faut évidemment une bonne colonne vertébrale numérique. Derrière l'application mobile, les ingénieurs surveillent constamment l'infrastructure cloud souveraine, dimensionnée pour la haute disponibilité. L'hébergement répond aux critères stricts des données de santé, tout en offrant une scalabilité indispensable. « Notre modèle est conçu pour absorber des pics de charge. Nous avons bâti une infrastructure technique dimensionnée pour répondre à des volumes variables », rassure le Dr Elie-Dan Mimouni. Notons que le médecin n'a pas souhaité nous préciser quel était l'hébergeur de Medadom, mais information utile, l'entreprise est certifiée Hébergeur de données de santé (HDS).
Le code informatique ne fait pas tout, et derrière la technologie, la médecine reste une affaire d'humains. Pour gérer l'afflux massif de connexions, Medadom s'appuie sur un réseau de près de 2 000 médecins salariés. Concrètement, la plateforme utilise un système de gestion des plannings en temps réel pour ajuster instantanément la disponibilité des soignants et ouvrir de nouveaux créneaux, une véritable mise à l'échelle humaine calquée sur la flexibilité du cloud. Le CEO détaille d'ailleurs pour nous cette