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Actualité : En finir avec l'enfer des voitures "four" : Nissan et Radi-Cool créent une peinture miracle pour remplacer la clim
Alors que la France étouffe sous une vigilance rouge canicule historique, la surconsommation liée à la climatisation automobile est au cœur des débats. Une innovation signée Nissan et Radi-Cool pourrait changer la donne : une peinture passive capable de rafraîchir l'habitacle de 5 °C sans dépenser un watt.
© Nissan - Nissan et Radi-Cool ont mis au point une peinture qui permet de réduire la température dans l'habitacle de plusieurs degrés.
Avec un indicateur thermique national ayant franchi la barre historique des 40 °C cette semaine et de nombreux départements français placés en alerte rouge, prendre sa voiture en ce moment s'apparente à entrer dans un four. Le réflexe est immédiat, presque vital : pousser la climatisation à fond.
Pourtant, ce geste aggrave un cercle vicieux environnemental bien connu. Climatiser fait grimper en flèche la consommation de carburant ou d'électricité, augmentant les rejets de chaleur et de gaz à effet de serre. Pour briser cette spirale, certains urbanistes et ingénieurs préconisent des solutions radicales, comme le fait d'imposer légalement des toits de voiture blancs, une norme déjà courante dans les pays du Golfe. Mais Nissan a décidé d'aller beaucoup plus loin. En partenariat avec la start-up Radi-Cool, le constructeur japonais peaufine une peinture automobile d'un nouveau genre, capable de refroidir activement la carrosserie.
La force de cette technologie ne réside pas uniquement dans sa blancheur éclatante, mais dans l'intégration de métamatériaux, des structures artificielles composites aux propriétés physiques inédites. La peinture intègre en réalité deux types de micro-particules qui agissent en totale synergie. La première particule a pour rôle de réfléchir les rayons infrarouges proches du soleil, qui sont normalement responsables des vibrations moléculaires au sein de la carrosserie provoquant la hausse de température. Dans le même temps, la seconde particule accomplit une véritable prouesse thermodynamique en générant des ondes électromagnétiques. Ces dernières redirigent la chaleur accumulée par la surface du véhicule directement vers l'atmosphère, contournant ainsi l'effet de serre local.
La caméra thermique montre une différence notable à l'avantage de cette nouvelle peinture.
Cette technologie a fait l'objet d'un test grandeur nature particulièrement exigeant sur le tarmac de l'aéroport international de Tokyo Haneda, un environnement d'asphalte et de béton soumis à des températures extrêmes. Appliquée sur des utilitaires Nissan NV100, la peinture a tenu ses promesses en affichant une baisse de 12 °C sur la surface du toit par rapport à un véhicule doté d'un blanc classique. Dans l'habitacle, les ingénieurs ont mesuré une diminution de 5 °C.
En pleine canicule, une telle baisse change radicalement l'expérience de conduite. Elle permet de soulager le compresseur de climatisation, préservant ainsi l'autonomie des véhicules électriques et réduisant la consommation des blocs thermiques.
Des Nissan NV100 de l'aéroport Haneda de Tokyo ont été mis à contribution pour un test grandeur nature.
Si l'efficacité de ce revêtement passif est indéniable au vu des anomalies thermiques actuelles, sa démocratisation sur nos voitures de série se heurte encore à des barrières industrielles majeures. Contrairement aux peintures standards appliquées en usine de manière robotisée et ultra-fine pour résister aux impacts du quotidien, la formule de Radi-Cool et Nissan nécessite une application bien plus lourde, souvent au rouleau ou au pistolet spécifique.