// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Le jeune Soleil aurait peut-être avalé une planète géante : voici ce que les modèles suggèrent
En 2020, un événement astrophysique semblable à ce que l'on appelle une nova rouge était observé et était interprété comme le produit d'une exoplanète avalée par l'expansion en cours d'une géante rouge. Mais, selon le James-Webb, il s'agissait d'une autre catastrophe cosmique avec une étoile de type solaire !... Lire la suite
Kepler, le mythique chasseur d'exoplanètes depuis l'espace par la méthode des transits planétaires n'est plus en service depuis 2018. Mais les données qu'il a collectées contiennent des surprises que les astrophysiciens continuent de débusquer. L'une des dernières en date concerne une super-Terre en orbite rapprochée de son étoile hôte qui est la plus dense de ce type connue à ce jour, avec la densité du plomb.... Lire la suite
Et si le Soleil conservait encore la trace d’une planète disparue ? Une nouvelle étude suggère qu’au tout début de son histoire, notre étoile aurait pu engloutir une super-Terre de plusieurs fois la masse de notre Planète. Un événement qui pourrait expliquer certaines anomalies observées aujourd’hui dans les profondeurs du Soleil.
Il y a 4,6 milliards d'années, un nuage de gaz et de poussière s'effondre, donnant naissance à une étoile : notre Soleil. Les éléments restants, distribués sous la forme d'un disque protoplanétaire en rotation, vont alors progressivement s'agglomérer pour former des noyaux planétaires, puis des planétésimaux, puis de jeunes planètes. Notre Système solaire est né.
Disque protoplanétaire avec formation d'une étoile en son centre. © NSF, AUI, NSF NRAO, S. Dagnello
Mais que sait-on exactement de ce à quoi il ressemblait à l'origine ? De nombreux modèles suggèrent ainsi que le jeune Système solaire était probablement bien plus chaotique qu'aujourd'hui, avec des collisions et des migrations planétaires susceptibles d'avoir profondément modifié sa configuration initiale. Et puis, il y a la composition du Soleil lui-même.
Depuis longtemps, les astrophysiciens font en effet face à une énigme : les modèles théoriques du Soleil n'arrivent pas à reproduire parfaitement certaines propriétés mesurées du Soleil réel. La plus importante de ces anomalies concerne la région située juste sous la zone de convection du Soleil.
La zone externe du Soleil est en effet parcourue par des mouvements de convection : le plasma chaud monte, le plasma refroidi redescend. Cette enveloppe convective s'étend jusqu'à environ 0,713 rayon solaire selon les observations héliosismiques. Or, les modèles standards ont tendance à placer sa limite légèrement trop loin du centre, autour de 0,72 rayon solaire selon les hypothèses utilisées. Ils reproduisent également imparfaitement la vitesse du son dans la région située sous cette zone.
Il s'agit d'infimes décalages entre la théorie et la réalité, mais qui sont toutefois significatifs et indiquent que nos modèles sont imparfaits et qu'il nous manque certainement une connaissance ou une donnée qui permette de corriger ce décalage.
Les modèles ne collent pas exactement avec les observations et mesures du Soleil. © Artsiom P, Adobe Stock