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Le nouveau sous-marin nucléaire d'attaque français De Grasse est enfin prêt à prendre la mer
Le nouveau sous-marin nucléaire d’attaque français De Grasse vient d’être livré à la Marine nationale par la DGA. Ce quatrième fleuron de la classe Suffren marque un bond technologique majeur pour la souveraineté maritime et la défense française.
La Direction générale de l'armement (DGA) a officiellement livré le sous-marin nucléaire (SNA) d'attaque De Grasse à la Marine nationale le 24 juin. Quatrième fleuron de la classe Suffren issu du programme Barracuda, ce colosse invisible va aider à redéfinir notre souveraineté maritime d'ici 2030. Grâce à sa propulsion nucléaire qui lui offre une endurance illimitée et ses missiles de croisière capables de frapper à terre, il affiche une puissance de feu impressionnante. Le bijou de technologie, notamment fabriqué par le géant hexagonal Naval Group, s'apprête à entamer ses essais opérationnels avant son admission au service actif, d'ici quelques petits mois.
Le programme Barracuda a connu un coup d'accélérateur avec la livraison, mercredi, du De Grasse, le quatrième des six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de la classe Suffren. Ce fleuron technologique rejoint ses aînés déjà en service, le Suffren, le Duguay-Trouin et le Tourville. Conçu pour remplacer les anciens submersibles de la classe Rubis nés dans les années 80, ce nouveau « chasseur des abysses » incarne la modernisation complète de notre flotte, grâce à une discrétion et une puissance de détection grandement améliorées.
Pour en arriver là, le submersible a subi une batterie de tests intensifs depuis le 24 février dernier. De sa première sortie à Cherbourg aux vagues de l'Atlantique, les ingénieurs et marins ont poussé la gigantesque machine dans ses retranchements. Une campagne menée de main de maître par la DGA, Naval Group, TechnicAtome et le CEA.
Désormais, place aux choses sérieuses avec la phase des essais opérationnels dirigée par les équipages de la Marine. L'objectif est de valider ses performances militaires en conditions réelles, avant une admission au service actif prévue fin de l'année 2026. Le De Grasse s'apprête à naviguer sur des théâtres d’opérations particulièrement complexes.
Qu'est-ce qui change concrètement ? Le sous-marin d'attaque nucléaire gagne en vitesse et en endurance grâce à sa propulsion nucléaire, qui lui permet de voyager très loin en restant caché dans les profondeurs de manière quasi illimitée. Plus polyvalent que la génération précédente, il introduit surtout une rupture stratégique majeure, en ayant la capacité de frapper des objectifs terrestres situés à plusieurs centaines de kilomètres, à l'aide de redoutables Missiles de croisière navals (MdCN), tout en pouvant déployer secrètement des forces spéciales. Un bond technologique qui maintient la France au sein des puissances maritimes d'élite.
Le De Grasse s'inscrit dans une lignée d'avant-garde, brillamment illustrée par les récents tests de la flotte française capables de projeter et récupérer des drones tactiques autonomes en pleine plongée.
La suite de ce grand chantier industriel est déjà écrite. Les deux derniers sous-marins de la série, le Rubis et le Casabianca, sont actuellement en cours de construction. Leurs livraisons respectives s'étaleront d'ici 2030, une feuille de route dictée par la loi de programmation militaire 2024-2030. En complétant ce programme de six navires hautement technologiques, la France consolide durablement son rang au sein du club très restreint des nations capables de déployer des sous-marins nucléaires d'attaque modernes, et performants. Une vraie réussite militaire et industrielle.