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Après avoir planté 66 milliards d’arbres, la Chine observe un phénomène inattendu dans ses nouvelles forêts
Quelque 66 milliards d'arbres plantés autour d'un des déserts les plus arides de la Planète. La Grande Muraille verte chinoise transforme peu à peu le Taklamakan, mais à quel prix pour les ressources en eau de la région ? Entre espoir climatique et vigilance hydrologique, le bilan est plus nuancé qu'il n'y paraît.... Lire la suite
Un trou de plus de 600 mètres de profondeur, assez vaste pour engloutir 120 millions de mètres cubes d'air. Au fond, une forêt subtropicale prospère dans une pénombre quasi permanente depuis 128 000 ans. Plus de 1 200 espèces végétales y ont été recensées, certaines introuvables ailleurs. Que se passe-t-il quand un écosystème grandit coupé de la surface ?... Lire la suite
Quelque 66 milliards d'arbres plantés depuis 1978, 34 milliards supplémentaires prévus d'ici 2050. Les forêts issues de ce programme chinois poussent 66 % plus vite que les forêts naturelles. Un résultat qui semble valider la stratégie, jusqu'à ce qu'on regarde ce qui se passe ensuite.
Une étude parue fin mai dans la revue Geophysical Research Letters compare la croissance des arbres plantés par l'Homme à celle des forêts spontanées en Chine. Le premier constat est net, le second l'est tout autant, mais il va dans un sens différent.
Depuis 1978, la Chine a planté 66 milliards d'arbres dans le cadre d'un projet baptisé Grande Muraille verte. Trente-quatre milliards supplémentaires sont prévus d'ici 2050. L'ambition consiste à transformer en forêts des steppes désertiques de Mongolie-Intérieure, avec un double objectif : freiner la progression des déserts de Gobi et du Taklamakan, et accroître la capacité du pays à capter du carbone.
Les chercheurs se sont intéressés aux différences entre forêts naturelles et forêts plantées, afin de comprendre comment la diversité des espèces, la densité du couvert et l'âge des peuplements influencent leur réaction à la hausse du dioxyde de carbone atmosphérique et au changement climatique. Ils se sont appuyés sur des données satellitaires pour suivre l'indice de surface foliaire, indicateur de la densité du couvert forestier.
Quelque 66 milliards d'arbres plantés autour d'un des déserts les plus arides de la Planète. La Grande Muraille verte chinoise transforme peu à peu le Taklamakan, mais à quel prix pour les ressources en eau de la région ? Entre espoir climatique et vigilance hydrologique, le bilan est plus nuancé qu'il n'y paraît.... Lire la suite
Yuhang Luo, chercheur en écologie du paysage à l'université de Pékin, justifie cette démarche par une lacune méthodologique : les forêts plantées occupent une place croissante dans les stratégies d'atténuation du changement climatique, alors que la plupart des modèles d'écosystèmes globaux ne distinguent pas les types de forêts et représentent mal les dynamiques liées à l'âge des peuplements.
Le résultat principal est sans ambiguïté : les arbres plantés affichent une croissance 66 % plus rapide que ceux des forêts naturelles. Ils réagiraient aussi plus fortement à l'augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique.
Un trou de plus de 600 mètres de profondeur, assez vaste pour engloutir 120 millions de mètres cubes d'air. Au fond, une forêt subtropicale prospère dans une pénombre quasi permanente depuis 128 000 ans. Plus de 1 200 espèces végétales y ont été recensées, certaines introuvables ailleurs. Que se passe-t-il quand un écosystème grandit coupé de la surface ?... Lire la suite