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Test Garmin Forerunner 70 : la montre qui va à l'essentiel sans sacrifier la performance
L’héritière de la Forerunner 55 est arrivée. Cinq ans après cette montre à prix serré pensée pour la course à pied, Garmin lui substitue la Forerunner 70, toujours positionnée en entrée de gamme. Entre évolutions techniques et compromis pour maintenir un tarif accessible, la smartwatch joue les équilibristes.
Soyons clairs : le temps des montres sportives à petit prix, s’il a réellement existé, est bel et bien révolu. Pour entrer dans l’univers de Garmin, il faut soit se tourner vers un modèle vieillissant, soit s’orienter vers sa montre connectée la plus accessible à ce jour : la Forerunner 70. Cette tocante, facturée tout de même 250 €, constitue la porte d’entrée de son écosystème.
Elle succède à une Forerunner 55 lancée en 2021 (et encore vendue 150 €). La technologie ayant largement eu le temps d’évoluer, elle apporte de nombreuses améliorations, ce qui ne l'empêche pas de faire quelques concessions par rapport aux autres références du fabricant étasunien.
Reste à savoir si elle offre le meilleur rapport qualité-prix au rayon des performances sportives et quotidiennes chez Garmin, mais aussi dans un marché des montres connectées de plus en plus concurrentiel, où fleurissent des alternatives abordables comme la Samsung Galaxy Watch 8, l'Apple Watch SE 3 et d'autres modèles conçus par des marques historiquement spécialisées dans les smartphones.
Il faut reconnaître à la Forerunner 70 sa capacité à moderniser la Forerunner 55 sans pour autant en trahir le style. La griffe Garmin se reconnaît au premier coup d’œil : la marque conserve sa propension à intégrer beaucoup — vraiment beaucoup — de boutons physiques à ses tocantes, quand bien même elles bénéficient d’un écran tactile.
Le premier point à retenir, c’est que Garmin propose un boîtier relativement compact au diamètre de 42,6 mm, soit 0,6 mm de plus que la Forerunner 55. Elle est un chouïa plus épaisse (11,9 mm contre 11,6 mm). Si son diamètre restreint la rend facile à porter pour les petits poignets, elle n'est pas pour autant la plus discrète du marché, les modèles les plus minces parvenant à se maintenir sous la barre du centimètre d’épaisseur.
Elle n’est pas non plus la plus légère du moment avec ses 40 g sur la balance, se situant même dans la fourchette haute pour son format. Pourtant, elle ne s’embarrasse pas de matériaux lourds : exit l’inox ou le titane, Garmin mise ici sur du polymère renforcé, un bon vieux plastique qui a le mérite de n’inspirer aucune crainte quant à sa solidité.
On est un peu plus circonspect concernant la protection de l’écran, qui se contente d’un “verre chimiquement renforcé” — le verre saphir étant absent —, ce qui fait craindre quelques rayures au fil du temps. La montre reste positionnée en entrée de gamme (selon les standards du fabricant du moins), à l'instar d'une Forerunner 55 avec laquelle elle partage ce type de vitre.
Malgré des mensurations presque identiques à celles de la 55, la Forerunner 70 intègre un écran agrandi à 1,2 pouce (contre 1,04 pouce) et mieux défini (390 x 390 pixels contre 208 x 208 pixels). Seul bémol : ses bordures restent épaisses, l’afficheur n’occupant que 51,2 % de l’espace disponible. En revanche, la dalle profite désormais de la technologie Amoled.
C’est là que se concentre le véritable effort de modernisation de Garmin qui, sur la génération précédente, proposait un verre MIP transflectif. Certes, cette ancienne technologie était moins sujette aux reflets, un atout en plein soleil, mais elle s'avérait aussi moins contrastée, moins précise, et cantonnait l’interface à un strict minimum de couleurs.