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Actualité : Elon Musk met sa mégafusée Starship sur orbite le 22 septembre et tout changera après cette date
Le 22 septembre, le Starship jouera sa plus importante partition. Pour la première fois, il devra effectuer plusieurs orbites autour de la Terre. Il deviendrait, à terme, le vaisseau pour la Lune, voire Mars, et le lanceur de base de SpaceX, précipitant la retraite du Falcon 9.
Le Starship va entrer dans une nouvelle ère dans une semaine, et avec lui toute l'entreprise SpaceX d'Elon Musk. La société a en effet officialisé la date du 22 septembre pour le lancement du vol 14, celui qui doit faire basculer la fusée géante dans une nouvelle dimension. La fenêtre de tir durera 75 min et débutera à 14h15, heure de Paris.
Jusqu'à présent, l'ensemble des treize précédentes tentatives s'étaient strictement cantonnées à des trajectoires suborbitales. Cette nouvelle mission ambitionne ni plus ni moins que d'atteindre l'orbite terrestre basse pour la toute première fois, ouvrant la voie au déploiement opérationnel et à la phase de maturité du mastodonte.
Starship is preparing to go to orbit. Flight 14 is targeting to launch as early as Tuesday, September 22, pending regulatory approval → https://t.co/LwJ4g6dg9vpic.twitter.com/Ds0aGWpT9V
Pour ce vol de tous les records, le véhicule de 124 mètres de haut s'élancera depuis la base de Starbase, au Texas, durant une fenêtre de tir de 75 minutes. Contrairement aux profils balistiques observés par le passé, le vaisseau supérieur (le Ship) devra exécuter une mise en orbite réussie après la séparation des étages.
Le scénario de mission s'annonce particulièrement long et exigeant. Le vaisseau doit accomplir environ six révolutions autour de la Terre à une altitude d'environ 275 kilomètres. Pour être considéré comme un vol orbital, il faut donc combiner une altitude suffisante et une vitesse horizontale de 28 000 km/h afin de compenser la pesanteur terrestre.
Cette longue croisière spatiale, d'une durée totale avoisinant les dix heures, s'achèvera par une séquence de rentrée atmosphérique et un amerrissage programmé dans l'océan Pacifique, à l'ouest du Chili. De son côté, le propulseur géant Super Heavy effectuera une trajectoire plus classique avec un amerrissage prévu dans le golfe du Mexique quelques minutes après le décollage, sans tentative de récupération par les bras mécaniques de la tour pour cette échéance.
Au-delà de la performance purement mécanique, Flight 14 servira de banc d'essai grandeur nature pour la nouvelle génération de la mégaconstellation de l'entreprise. Le lanceur emportera dans ses soutes vingt-six satellites Starlink de troisième génération (V3).
Ces engins, beaucoup plus massifs et dotés d'une capacité de transmission accrue par rapport aux versions actuelles, n'ont encore jamais été mis en orbite. SpaceX annonce que chaque Starlink V3 apportera 1 Tbps de capacité à sa constellation actuelle, soit 26 Tbps au total (10 fois la capacité d'un lancement des V2 actuels par un Falcon 9).
Pour rappel, Elon Musk a déposé une demande d'autorisation pour le déploiement de 100 000 satellites.