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Attentats du 13-novembre : Mohamed Bakkali libérable en Belgique, une réunion organisée à Paris pour informer les victimes
En Belgique, la période de sûreté prononcée par la justice française n'est plus applicable. Un détenu peut être libéré une fois un tiers de sa peine exécuté. Condamné à trente ans de réclusion en France mais détenu en Belgique, Mohamed Bakkali demande désormais sa libération conditionnelle.
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Mohamed Bakkali est considéré comme le logisticien des attaques de novembre 2015 et a été condamné en France à trente ans de réclusion avec période de sûreté des deux tiers. Pourtant, détenu en Belgique, il est en bonne voie d'obtenir sa libération conditionnelle. Mais les autorités belges comptent s'en expliquer devant les victimes françaises lors d'une réunion mercredi 16 septembre.
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Le Belgo-Marocain Mohamed Bakkali purge sa peine à la prison d'Ittre, au sud de Bruxelles, comme convenu avec la France. Il est ainsi soumis à la loi belge, et la période de sûreté de vingt ans, prononcée en France, ne s'applique plus. Il a donc entrepris des démarches en vue de sa sortie de prison, sous bracelet électronique.
Une procédure difficile à accepter pour les victimes. "On a l'impression de s'être fait rouler dans la farine", commente une victime du Bataclan qui rappelle que Mohamed Bakkali, en plus d'être le logisticien des attentats du 13-Novembre, est impliqué dans la fusillade du Thalys. Il est décrit par le parquet national antiterroriste comme le "surintendant de la terreur". Il était "l'une des figures les plus effrayantes du box", abonde une autre victime.
C'est pourquoi des représentants de la justice belge ont décidé de réunir mercredi à Paris, au consulat de Belgique, les victimes françaises des attentats de novembre 2015. Une réunion à laquelle participera aussi le Parquet national antiterroriste, le Pnat, qui a déjà dit partager les maux que ces décisions suscitent, notamment pour les victimes.
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