// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Des chercheurs annoncent 94 % de réponses contre certains cancers du poumon : peut-on déjà parler de percée ?
Une découverte scientifique révèle que notre régime alimentaire pourrait influencer le risque de cancer du poumon. Qui aurait pensé que ce que nous mangeons joue un rôle dans cette maladie traditionnellement associée au tabagisme ? Des chercheurs américains viennent d'identifier un lien entre le glycogène, issu des glucides, et certains types de cancer pulmonaire. Cette découverte pourrait révolutionner notre approche préventive de cette maladie mortelle.... Lire la suite
Avec l’augmentation du prix du gaz et de l’électricité, se chauffer au bois pourrait représenter la solution la plus économique. Mais pas la meilleure pour l’environnement ni pour la santé d’après les résultats d’une étude américaine. Il s’agit de la première recherche prospective sur l’association entre le chauffage au bois et l'incidence du cancer du poumon chez les femmes.... Lire la suite
Faire reculer la maladie chez 94 % des patients et agir jusque dans le cerveau : un nouveau traitement ciblé obtient des résultats encourageants contre une forme rare de cancer du poumon. Une avancée porteuse d’espoir pour des malades exposés à un risque élevé de métastases cérébrales.
Certaines anomalies génétiques peuvent devenir le véritable « moteur » d'un cancer. C'est le cas des fusions du gène ROS1, qui concernent environ 2 % des personnes atteintes d'un cancer du poumon non à petites cellules. Un nouveau traitement conçu pour bloquer précisément cette anomalie, le zidesamtinib, vient d'obtenir des résultats particulièrement encourageants. Présentées lors de la Conférence mondiale sur le cancer du poumon 2026 (WCLC), les données de l'essai ARROS-1 montrent que la tumeur a diminué ou disparu chez 94 % des patients évaluables.
L'essai international de phase I/II a inclus des personnes atteintes d'un cancer du poumon ROS1-positif localement avancé ou métastatique. Elles n'avaient encore jamais reçu d'inhibiteur de tyrosine kinase, une famille de médicaments ciblant précisément ROS1. Une précédente chimiothérapie ou immunothérapie restait toutefois autorisée. L'étude a été menée sans groupe comparateur.
Une découverte scientifique révèle que notre régime alimentaire pourrait influencer le risque de cancer du poumon. Qui aurait pensé que ce que nous mangeons joue un rôle dans cette maladie traditionnellement associée au tabagisme ? Des chercheurs américains viennent d'identifier un lien entre le glycogène, issu des glucides, et certains types de cancer pulmonaire. Cette découverte pourrait révolutionner notre approche préventive de cette maladie mortelle.... Lire la suite
Les participants ont reçu 100 milligrammes de zidesamtinib une fois par jour. Parmi les 94 patients évaluables, 88 ont présenté une réponse objective, soit un taux de 94 % après arrondi. Plus impressionnant encore, 14 patients (15 %) ont obtenu une réponse complète : les lésions cibles avaient disparu aux examens radiologiques.
Ces premiers résultats semblent se maintenir dans le temps. Après un an, 86% des patients qui avaient répondu au traitement continuaient d'en bénéficier. Par ailleurs, 90% des participants n'avaient pas connu d'aggravation de leur maladie. Le suivi médian étant de 15,2 mois, les chercheurs n'ont pas encore pu déterminer combien de temps durerait la réponse chez la moitié des patients répondeurs.
Dans l’essai ARROS-1, des patients atteints d’un cancer du poumon ROS1-positif avancé ont reçu quotidiennement 100 milligrammes de zidesamtinib. Un an plus tard, 86 % des réponses au traitement étaient toujours maintenues. © mi_viri, Adobe Stock
L'un des principaux défis du cancer du poumon ROS1-positif réside dans son risque de propagation au système nerveux central. Or, de nombreux médicaments franchissent difficilement la barrière qui protège le cerveau.