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Créer un VPN : par où commencer ?
Vous voulez accéder à votre réseau depuis l’extérieur, chiffrer une connexion ou garder la maîtrise de l’infrastructure par laquelle passent vos données ? Derrière l’expression « créer un VPN » se cachent en réalité des projets très différents, du simple abonnement à un service commercial au serveur WireGuard hébergé à la maison.
Créer un VPN ne consiste donc pas forcément à installer un serveur dans un coin du salon. Si l’objectif est de masquer son adresse IP, changer de localisation virtuelle ou protéger son trafic sur un réseau que l’on ne maîtrise pas, les services VPN commerciaux font déjà tout le travail. Si vous cherchez plutôt à accéder à votre réseau domestique depuis l’extérieur, joindre un NAS ou faire transiter votre connexion Internet par votre domicile, vous pouvez héberger votre propre serveur VPN.
Les deux approches reposent sur le même principe général, mais ne répondent ni aux mêmes usages ni aux mêmes contraintes. Avant de ressortir un Raspberry Pi, de toucher à la configuration de la box ou de générer des clés WireGuard, il faut donc savoir quel problème on cherche à résoudre.
Pour masquer votre adresse IP publique, chiffrer les échanges entre votre appareil et un serveur VPN ou obtenir une adresse IP située dans un autre pays, le service commercial reste la voie la moins contraignante.
Le fournisseur exploite son réseau et fournit généralement ses propres applications pour Windows, macOS, Android, iOS et Linux. Une fois la connexion établie, les données circulent dans un tunnel chiffré jusqu’au serveur sélectionné. C’est son adresse IP que voient les sites et services en ligne, et non plus celle que votre opérateur attribue à votre connexion.
Il ne faut toutefois pas prêter au VPN des pouvoirs qu’il n’a pas. Masquer une adresse IP n’efface pas le reste. Un compte ouvert dans le navigateur, des cookies, une empreinte numérique suffisamment distinctive, l’accès à la position GPS ou des traceurs publicitaires peuvent toujours permettre de rattacher une activité à une personne. Le VPN protège le trajet des données jusqu’à son serveur et modifie l’adresse IP visible sur Internet. Il ne gomme pas, à lui seul, votre identité numérique.
Son principal atout tient au peu d’administration qu’il réclame. Pas de serveur à maintenir, de port à exposer sur Internet ni de configuration réseau à surveiller au fil des mois. L’application prend en charge la connexion, et le changement de serveur se fait généralement en quelques clics.
Les grands fournisseurs exploitent aussi des infrastructures réparties dans de nombreux pays. Cette couverture donne davantage de choix : sélectionner une sortie proche pour préserver les performances, obtenir une adresse IP locale à l’étranger ou accéder à des services soumis à des restrictions géographiques lorsque leurs conditions d’utilisation l’autorisent.
Les services commerciaux proposent aussi d’emblée des fonctions qu’il faudrait configurer soi-même sur un serveur maison. Le kill switch coupe les communications si le tunnel tombe. Le split tunneling permet de décider quelles applications passent par le VPN et lesquelles utilisent directement la connexion Internet. Selon les offres, on trouve aussi des connexions multi-sauts (ou multihop), des IP dédiées, des modes d’obfuscation ou des outils chargés de bloquer une partie des domaines publicitaires, malveillants et liés au pistage.
À cela s’ajoute la gestion de plusieurs appareils sous un même abonnement. PC, Mac, smartphones, tablettes et parfois routeurs peuvent rejoindre le VPN sans avoir à créer et maintenir chaque configuration à la main.