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Test Shokz OpenFit Air 2 : le confort avant tout pour l’open-ear
Avec les OpenFit Air 2, Shokz affine ses écouteurs ouverts les plus accessibles plutôt que de repartir d’une feuille blanche. Plus légers, plus endurants et dotés de commandes revues, ils cherchent surtout à rendre la formule open-ear encore plus agréable au quotidien.
Positionnés à 139 euros, les OpenFit Air 2 prennent la relève des OpenFit Air avec une recette désormais bien connue chez Shokz. Ici, aucun embout ne vient fermer le conduit auditif : les haut-parleurs prennent place devant l’oreille et diffusent le son par conduction aérienne. Rien à voir, donc, avec la conduction osseuse utilisée par les OpenRun de la marque.
Cette deuxième génération joue surtout la carte de l’optimisation. Le poids tombe de 8,7 à 7,2 g par écouteur, l’autonomie annoncée passe à huit heures et les surfaces tactiles disparaissent au profit de commandes par pression. Shokz revoit également la partie acoustique autour de son système Bassphere et d’OpenBass 2.0.
Le principal atout des OpenFit Air 2 apparaît dès qu’on les installe sur les oreilles. Avec seulement 7,2 g par écouteur, Shokz réussit à alléger encore une formule qui misait déjà beaucoup sur le confort. Le crochet contourne l’oreille tandis que le bloc acoustique vient simplement se placer devant le conduit auditif. La pression reste ainsi très limitée (pour ne pas dire inexistante) puisque rien ne vient obstruer l’oreille. À l’usage, c’est presque l’exact opposé des Sony WF-1000XM5 que j’utilise quotidiennement : ces derniers offrent une bien meilleure isolation, mais leur insertion dans le conduit auditif est aussi nettement plus invasive. Pour qui supporte mal les embouts en silicone, la différence avec une paire d’intra-auriculaires est considérable.
Le maintien est également l’un des intérêts de cette architecture. Une fois correctement placés, les écouteurs restent parfaitement en position, y compris lorsque l’on bouge beaucoup, ce qui les rend bien adaptés à une utilisation sportive. Le crochet laisse par ailleurs suffisamment de place pour porter des lunettes sans gêne particulière. Cette conception ouverte se montre aussi plus accommodante que des intra-auriculaires avec certains piercings, notamment au tragus, puisqu’aucun embout ne vient prendre place dans le conduit auditif ni appuyer directement contre cette zone.
Enfin, leur certification IP55 les protège contre la transpiration et les projections d’eau. Shokz a même pensé au boîtier, certifié IP54. Celui-ci reste toutefois sensiblement plus volumineux que les boîtiers accompagnant de petits true wireless intra-auriculaires. Rien de rédhibitoire dans une poche de veste ou un sac, mais l’ensemble n’est pas spécialement compact.
Autre changement appréciable : Shokz laisse tomber les commandes tactiles des OpenFit Air au profit de boutons sensibles à la pression.Il faut donc pincer légèrement l’écouteur pour lancer ou interrompre la lecture, changer de piste ou gérer les appels. Le principe se prête particulièrement bien à des écouteurs sportifs : on sait beaucoup plus facilement si la commande a été déclenchée et les contacts accidentels sont moins fréquents.
L’application Shokz permet de personnaliser ces commandes, mais aussi d’accéder à plusieurs réglages d’égalisation. Elle sert également à gérer la connexion multipoint, qui permet aux OpenFit Air 2 de rester liés à deux appareils simultanément.
La connectivité ne réserve autrement aucune grande surprise. Le Bluetooth passe en version 6.1 et Shokz prend en charge Google Fast Pair ainsi que Microsoft Swift Pair. Les codecs restent en revanche limités aux classiques SBC et AAC. À ce niveau de prix, l’absence de codec plus évolué n’est pas forcément problématique, mais elle rappelle que les OpenFit Air 2 privilégient avant tout la simplicité et l’usage quotidien.
Chaque écouteur embarque deux transducteurs de 11,8 mm associés à ce que Shokz appelle Bassphere, ainsi qu’au traitement OpenBass 2.0. DirectPitch cherche de son côté à concentrer davantage le son vers l’