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Vieillir moins vite grâce à son alimentation ? Une vaste étude répond oui et révèle les régimes à privilégier
Bien vieillir, ce n’est pas qu’une question de chance ou de génétique. Une étude monumentale menée pendant 30 ans révèle enfin ce que mangent ceux qui atteignent 70 ans en pleine forme… et ça pourrait bien vous faire revoir le contenu de votre assiette.... Lire la suite
Et si le contenu de votre assiette laissait une empreinte bien plus profonde qu’on ne l’imagine ? Des chercheurs allemands ont passé au crible l’alimentation de plusieurs milliers de personnes ainsi que les marques laissées sur l’ADN de leurs cellules. Les résultats apportent un nouvel éclairage sur le lien entre nos habitudes alimentaires et la façon dont notre organisme vieillit.
Que sait-on de l'impact de ce que l'on mange sur le vieillissement de nos cellules ? Si les études épidémiologiques montrent qu'en mangeant équilibré, on vit généralement plus longtemps et en meilleure santé, l'effet concret des aliments sur notre corps reste un vaste domaine d'exploration pour les scientifiques.
Pour tenter d'apporter des éléments scientifiques pour éclairer cette question, des chercheurs allemands du German Centre for Neurodegenerative Diseases (DZNE) ont analysé les habitudes alimentaires de 6 470 hommes et femmes adultes âgés de 30 à 95 ans. Leur objectif : mesurer pour chacun des volontaires combien leur alimentation s'approchait ou s'éloignait de huit régimes considérés par la science comme « bénéfiques pour la santé ».
L'adhésion à ces régimes a été quantifiée et évaluée à l'aide d'un système de notation basé sur le degré de respect de chacun de ces modèles alimentaires. Une même personne pouvait donc obtenir un score élevé pour un régime et un score faible pour un autre.
Les huit régimes alimentaires utilisés comme référence dans cette étude sont ceux qui ont scientifiquement prouvé leur efficacité pour diminuer les risques de maladies chroniques et la mortalité :
Tous ces régimes ont pour points communs de contenir beaucoup de végétaux et d’aliments riches en fibres (légumes, légumineuses, céréales complètes, fruits peu sucrés), de bonnes graisses (oméga-3, acide oléique…), peu de viande rouge, peu d’aliments ultra-transformés, peu de fritures, peu de glucides raffinés, peu de boissons sucrées...
Chez chaque volontaire, un prélèvement de sang a été réalisé afin d'analyser les modifications de leur ADN, plus précisément les « profils de méthylation ». La méthylation de l'ADN est un mécanisme épigénétique qui influence l'expression des gènes sans changer la séquence de l'ADN. Son évolution au fil du temps sert de mesure pour estimer l'âge biologique. On parle d'« horloges épigénétiques ».
Au total, les chercheurs ont pris en compte environ 850 000 sites d'ADN, soit deux fois plus que les précédentes études sur le sujet, ce qui est un gage de précision. Puis ils ont tenté de savoir s'il existait des liens entre les profils de méthylation et les habitudes alimentaires. La validation de ces liens a enfin été effectuée grâce aux données d'une autre cohorte constituée de plus de 1 000 personnes adultes.
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