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Présomption d'usage légitime des armes à feu : "C'est le refus d'obtempérer qui tue dans notre pays", estime Matthieu Valet, porte-parole du RN
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Dimanche 20 septembre, Matthieu Valet, député européen et porte-parole du RN, était l'invité de franceinfo. Alors que le projet de loi sur la présomption d'usage légitime des armes à feu qui fait polémique doit bientôt arriver au Sénat, l'ancien policier défend le texte et estime qu'il doit permettre de mieux protéger les forces de l'ordre. Il revient également sur les refus d'obtempérer et sur la mort de Nahel, estimant que les policiers doivent pouvoir intervenir face aux conducteurs qui mettent en danger la vie d'autrui.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Antoine Comte : Emmanuel Macron est arrivé hier soir à Saint-Pierre-et-Miquelon. Il a répondu directement au président américain Donald Trump en disant que Saint-Pierre-et-Miquelon est Français. Il répond notamment à une carte publiée début septembre par Donald Trump, où l'on voit le drapeau américain flotter sur des territoires qui n'appartiennent pas d'un point de vue territorial aux États-Unis, dont Saint-Pierre-et-Miquelon. Il a raison, Emmanuel Macron, de répondre à Donald Trump et de rappeler que Saint-Pierre-et-Miquelon est français ?
Matthieu Valet : Oui, nos territoires ultramarins, nos outre-mer, ne sont ni à vendre ni à brader, ce sont des compatriotes français à part entière. J'aimerais entendre le chef de l'État sur Mayotte ou la Guadeloupe, dont les habitants n'ont pas accès à l'eau potable. C'est quand même quelque chose d'essentiel dans notre pays où, en métropole, on a cet accès facilité que nos compatriotes n'ont pas. Et puis vous avez aussi dans nos territoires ultramarins, comme en Guadeloupe par exemple, où l'année dernière il y a eu 52 morts liés au narcotrafic et cette année déjà à une trentaine. C'est comme le Groenland. Monsieur Trump doit savoir qu'il y a des souverainetés et des territorialités qui ne lui appartiennent pas et qui appartiennent à des États, en l'occurrence Saint-Pierre-et-Miquelon, comme la Polynésie, comme la Nouvelle-Calédonie, comme la Réunion, comme la Guadeloupe, comme tous ces territoires dont on est si fier, c'est la France, ça appartient à la France. Ils ne sont ni à céder, ni à vendre, ni à brader.Il reçoit le Premier ministre canadien qui est en délicatesse avec les États-Unis.
Je fais partie de la délégation parlementaire de l'Union européenne avec le Canada. Donald Trump a blessé les Canadiens dans leur patriotisme en disant que ça allait devenir un État américain. Ça a mis un coup d'arrêt assez fort dans les échanges commerciaux qui étaient à près de 60 entre les États-Unis et le Canada.Vous êtes ancien policier et commissaire de police. Je voudrais avoir votre avis sur ces appels à manifester un peu partout en France contre cette proposition de loi qui va bientôt arriver au Sénat et qui vise à légaliser les tirs de policiers. La présomption d'usage des armes dans la police. Ça vous inspire quoi ces manifestations ?
Je pense que l'extrême gauche, relayée par la France Insoumise, a décidé de ne pas combattre les voyous, mais de combattre les policiers et les gendarmes. Je suis triste de voir que la Ligue des droits de l'homme, qui doit défendre les droits de l'homme, ne défend pas les droits des policiers et des gendarmes à rentrer en vie chez eux, après avoir fait leur travail et protégé nos concitoyens. Aujourd'hui, c'est le refus d'obtempérer qui tue dans notre pays. Il y a refus d'obtempérer toutes les vingt minutes. Lorsque vous vous arrêtez, vous n'avez aucun souci avec les policiers et les gendarmes. Ce ne sont pas les policiers et les gendarmes qui sont des cow-boys et qui veulent tuer des gens pour faire couler le sang. Ce sont des voyous sans foi ni loi qui tuent des policiers. Mélanie Lemée, gendarme de 25 ans, qui a été tuée à Port-Saint-Marie, mais aussi Eric Comyn, dans les Alpes-Maritimes, dont on attend que le prévenu soit jugé